ART | EXPO

Hôtel du Pavot 2

30 Sep - 04 Fév 2018
Vernissage le 30 Sep 2017

L’exposition « Hôtel du Pavot 2 » au FRAC Île-de-France Le Château, à Rentilly, rassemble des peintures, sérigraphies, photographies, vidéos et installations de plus de trente artistes contemporains autour du thème du double. De Sophie Calle, à Cindy Sherman en passant par Michel Blazy, Robert Cumming, Pierre Huyghe, Bernard Piffaretti ou Bruno Peinado, les œuvres remettent en question l’unicité de l’art...

L’exposition « Hôtel du Pavot 2 » au site Le château du Fonds régional d’art contemporain Île-de-France, à Rentilly, réunit les œuvres de plus de trente artistes contemporains autour de la notion de double.

« Hôtel du Pavot 2 » : une expérience autour de la notion de double

Traversées par la même thématique du double, des peintures, sérigraphies, photographies, vidéos ou encore installations, issues pour la plupart de la collection du FRAC Île-de-France mais aussi de celles d’autres FRAC, explorent cette notion à travers ses multiples manifestations : la répétition, le reflet, la reprise…

La scénographie elle-même de l’exposition s’accorde avec son thème puisque sous le titre « Hôtel du Pavot 2 » se cache une sorte d’écho à l’exposition précédente intitulée « Hôtel du Pavot » dont est repris le même dispositif, constitué d’une suite d’espaces évoquant des chambres d’hôtel. A la sensation de déjà-vu éprouvé par le visiteur devant cette répétition de la mise en scène, s’ajoute ensuite celle provoquée par les œuvres elles-mêmes.

De Pierre Huyghe à Bernard Piffaretti ou Cindy Sherman, le double exploré sous toutes ses formes

L’œuvre de Loïc Raguénès intitulée Vert et violet juxtapose deux sérigraphies sur aluminium qui reproduisent une image tirée d’un manuel photographique des années 1960. On y voit un jeune garçon et une jeune fille s’entraînant à la prise de vue. Loïc Raguénès propose une version verte et une version violette de la même image. Dans son film Remake réalisé en 1995, Pierre Huyghe reprend le film Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock. Tout en suivant le récit de l’œuvre originale, l’artiste en propose une version décalée, tournée avec des acteurs non-professionnels qui désamorce toute la tension initiale par un jeu volontairement imparfait et dépourvu de dramatisation. Pierre Huyghe met ainsi en relief les ressorts dramatiques et les mécanismes de l’œuvre d’Alfred Hitchcock.

Les peintures de Bernard Piffaretti sont systématiquement construites selon le même schéma : deux panneaux verticaux identiques juxtaposés. Les œuvres de John Hilliard, Robert Cumming et Sophie Calle explorent la forme du diptyque ; les installations de Dan Graham trouvent dans la duplication et le miroir un outil de réflexion sur l’art et le rôle du spectateur ; Michel Blazy et Julien Bismuth s’intéressent à la notion de reproductibilité ; Cindy Sherman à celles des références et de l’identité ; Florence Paradeis réinterprète des œuvres existantes…

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