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L’exposition « L’inventaire, vol.8 » au Frac Normandie Rouen présente les œuvres entrées dans sa collection en 2001 et 2002 : de nombreux dessins et livres d’artistes mais aussi des photographies et des œuvres textiles.

L’inventaire, vol.8 : les acquisitions du Frac Normandie Rouen de 2001 à 2002

L’exposition s’inscrit dans le cycle de « L’Inventaire » du Frac Normandie Rouen qui, depuis 2011, présente chaque année, à chaque rentrée d’automne, une partie de sa collection selon leur ordre d’entrée dans le fonds, signifié par leur numéro d’inventaire. Cette approche exceptionnellement non pas thématique mais méthodique permet de porter un regard historique sur une collection, aujourd’hui riche de plus de 2500 œuvres, dédiée à la création contemporaine et qui n’était donc que peu concernée, au départ, par la dimension historique.

Ce huitième chapitre, consacré aux acquisitions de 2001 à 2002, confirme la grande attention qui est portée au dessin au sein de la collection du Frac. Avec l’acquisition d’une soixantaine d’œuvres sur papier achetés  de grandes figures telles que Francis Alÿs, Gunther Brus, Javier Pérez et Barthélémy Toguomais aussi de plus jeunes artistes tels qu’Isabelle Lévénez et Etienne Pressager, ce médium est dominant au cours de ces deux années.

Tous les dessins abordent, chacun à sa façon, le corps humain : ceux de Nancy Brooks-Brody l’évoquent par métonymie, un ensemble de portraits au lavis et à l’acrylique du jeune artiste Romain Grenon dénué de volonté d’identification, tandis que les portraits d’Etienne Pressager laissent libre cours à la fantaisie en associant des parties du visage à des éléments naturels comme des œufs, des noix et des fleurs.

Dessins de Francis Alÿs, photos de Sophie Ristelhueber, œuvres textiles d’Annette Messager

On relève également l’importance du livre d’artiste avec une centaine d’acquisitions et la constitution d’importants ensembles autour de Fabrice Hyber, Marie-Ange Guilleminot, Alice Anderson, Jack Pierson ou encore Jonathan Monk, témoignant de la volonté de créer des corpus par artiste plutôt que de viser la pluralité.

La photographie, également présente, s’intéresse aussi en grande partie à la question de la représentation du corps, avec des œuvres d’Isabelle Lévénez, de Jana Sterbak, des séries de portraits de Charles Fréger et Jean-Louis Schoellkopf et celle intitulée Autoportraits de Sophie Ristelhueber, dans laquelle la vue de paysages marqués par l’homme mais aujourd’hui abandonnés remplace celle du corps. Enfin, l’exposition compte quelques œuvres textiles en volume comme le sac à dos Cauris de Marie-Ange Guilleminot, le Corset de respiration de Karine Bonneval et des œuvres de Marie-Rose Lortet et d’Annette Messager.

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