Silvia Bächli

Silvia Bächli

Silvia BÄCHLI — née le 16 mars 1956 à Baden (Suisse). Vit et travaille à Bâle (Suisse).

Silvia Bächli est une artiste contemporaine suisse dont la pratique se déploie surtout sous forme de dessins. Gouaches sur papier, la plupart du temps. Lignes souples, tracés à main levée, courbes, silhouettes, quadrillages, diagrammes, spirales… Le dessin de Silvia Bächli se situe sur la frontière entre figuration et abstraction, entre peinture et esquisse. Souvent en nuances de gris (dilutions de noirs), le geste et la saisie instantanée sont au cœur du travail de Silvia Bächli. Formes et mots peuvent librement venir tisser des liens entre les gestes, les souvenirs et les choses présentes. Et son travail explore ainsi cette liberté. Actuellement, ses œuvres sont représentées par la Galleria Raffaella Cortese (Milan), Peter Freeman, Inc. (New York, Paris), Barbara Gross (Munich), la Galerie Vera Munro (Hambourg), Skopia, Pierre-Henri Jaccaud (Genève) et l’Office Galerie Friedrich (Bâle).

Silvia Bächli : dessin à main levée (dilution de gouache noire sur papier), lignes, courbes, esquisses

Diplômée pour être institutrice, Silvia Bächli étudie ensuite à la Schule für Gestaltung de Bâle (école d’arts appliqués), de 1976 à 1980. En 1977-1978, elle effectue une année d’étude à l’École Supérieure d’Art Visuel de Genève. En 1981, elle séjourne à Rome et commence à exposer régulièrement, seule ou collectivement. Y compris avec son compagnon, l’artiste Eric Hattan. À partir de 1985, elle vit et travaille entre Bâle et Paris. Dès ses débuts, le travail de Silvia Bächli se concentre sur la spontanéité. Ni Surréalisme, ni Art Naïf, son dessin travaille les liens entre geste, forme et vécu. Gouache noire sur papier, l’économie de moyen permet une porosité entre peinture, écriture et dessin. Captant le fugace de la vie quotidienne, la profusion des dessins esquisse une trame de temps subjectif. Une longue mémoire anecdotique, faite de visages, morceaux de corps, rues, vêtements…

Spontanéité en dessin, peinture, photographie : l’écriture et la gestuelle des tracés mémoriels

En 2009, Silvia Bächli et Fabrice Gigy représentent la Suisse lors de la Biennale de Venise. Silvia Bächli y expose alors notamment l’installation Das (to Inger Christensen). En hommage à l’auteure danoise Inger Christensen et son ouvrage Det [Ça] (1969). Accordant elle aussi un soin particulier à ses processus créatifs, Silvia Bächli crée en suivant une dynamique ternaire. La production d’images d’abord, puis la réflexion sélective, et enfin la spatialisation avec l’élaboration des expositions. Ocre, sienne, bleu pâle, vert d’eau… Depuis le milieu des années 2000, des couleurs ont également fait leur apparition dans ses dessins. Tout comme la photographie. Avec une série réalisée en 2008 lors d’un séjour en Islande, par exemple. Mais en 2006 déjà, lors de sa grande exposition au MAMCO de Genève (« Poèmes sans prénoms, 1999-2006 ») des photographies couleur étaient venues ponctuer ses installations.