ART | EXPO

Ether

15 Oct - 19 Nov 2016
Vernissage le 15 Oct 2016

L’exposition « Ether » à la galerie Chantal Crousel rassemble les œuvres de vingt deux artistes autour de la notion d’éther, ce mythique cinquième élément qui traverse l’histoire, la science et les légendes. Sculptures, installations, photographies, impressions et vidéos explorent les éléments jusqu’aux limites de l’invisible.

L’exposition « Ether » à la galerie Chantal Crousel s’intéresse à l’hypothétique cinquième élément dont l’existence a été maintes fois suggérée à travers l’histoire. Vingt deux artistes explorent à travers des sculptures, installations, photographies, impressions et vidéos la figure de l’éther.

Capter les mystères de la vie

Une installation d’Anri Sala intitulée Transfigured Moth associe une caisse claire accrochée à l’envers dans le vide, sur laquelle frappent des baguettes, le son étant retransmis par un haut parleur. L’œuvre I/E Eleusis de Tarek Atoui est elle aussi fondée sur la captation sonore. Elle diffuse les sons enregistrés à Elefsina, ville grecque aujourd’hui industrielle mais lieu des mystères des Eleusiens anciens. Ces sons collectés ont été arrangés par Tarek Atoui en une nouvelle narration de la ville, inspirée par la musique concrète. Comme ces deux installations, l’œuvre Cambrian Explosion Pierre Huyghe, qui donne à voir à travers les vitres d’un aquarium un écosystème marin vivant, traque dans la réalité les indices de vies microscopiques et mystérieuses.

Explorer les éléments jusqu’aux astres

La sculpture de Jean-Luc Moulène, Gnou, Paris-Bolzano, bloc de marbre blanc sobrement taillé, celles de Gabriel Orozco, Set of three Ringstones, morceaux de granite-diorite (pierre de rivière du Mexique) sculptés selon des formes arrondies et des motifs symboliques, ou encore la photographie Portrait of Duration — Series II (T0811) de Melik Ohanian explorent quant à elles l’enveloppe terrestre.

L’exposition « Ether » explore les multiples transformations et récits qui ont nourri l’idée d’un cinquième élément à travers l’histoire. D’une nature forcément difficile à saisir, dénuée d’éléments terrestres, ce corps qui a donné naissance à d’innombrables théories, des plus farfelues eux plus scientifiques, ne peut être cerné que dans l’illusion d’un monde décalé où se côtoient les quatre éléments. C’est cet espace que déploient les œuvres. Reflet des différents éléments, elles parviennent finalement au domaine de l’intangible et abordent la lumière et les astres. Ainsi la photographie de la voûte céleste in flight astro, South America de Wolfgang Tillmans et la sculpture en terre cuite et émail de Wifredo Lam intitulée Poussière d’atomes.