Vincent Ganivet

Vincent Ganivet

Vincent GANIVET — né en 1976 à Suresnes (France). Vit et travaille à L’Île-Saint-Denis (France).

Vincent Ganivet est un artiste contemporain français dont le travail prend essentiellement les formes de sculptures et structures. Parmi ses pièces les plus connues se comptent de monumentales (architecturales) arches en parpaings, blocs de béton ou briques. Soient des structures pouvant être mises en relation avec la fameuse citation de Léonard de Vinci : deux faiblesses qui s’appuient l’une à l’autre créent une force. De 2010 à sa fermeture en 2014, le travail de Vincent Ganivet aura été représenté par la Galerie Yvon Lambert.

Vincent Ganivet : entre sculpture et architecture, la structure de l’arc (en parpaing, brique, bloc de béton…)

Vincent Ganivet a étudié à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (diplômé en 2001). Ses premières œuvres explorent les formes de l’aléatoire, entre œuvre et gros œuvre, entre sculpture et bâtiment. Dégât des eaux (2004) met en œuvre une fuite d’eau, une flaque et un seau rouge. Compresseur (2008) met en scène un compresseur d’air comprimé, tandis que mandala (2008) consiste en traces de sciure-poussière. Progressivement, le parpaing et la brique font leur entrée dans le travail de Vincent Ganivet. Les sculptures autoporteuses forment alors une jonction entre le BTP, l’architecture et l’art. « Qu’est-ce-qu’un arc ? Un arc n’est rien d’autre qu’une force résultant de deux faiblesses, car l’arc dans les bâtiments est composé de deux quarts de cercle, chacun d’eux étant très faible en lui-même, tend à tomber ; mais comme chacun oppose cette tendance à l’autre, les deux faiblesses se combinent pour former une force*. »

Armatures autoporteuses et formes : entre arc, dôme, dispositif géodésique et agencement moléculaire

Les structures en arc de Vincent Ganivet mettent ainsi à profit les jeux d’équilibre, de gravité et de forces. À l’instar de ses œuvres C.1.0.2, C.1.0.1, C.1.0.0 (2010), ou encore C.3.1.3 (2010). Combinant les matériaux porteurs (bois contre parpaing…) ; les structures de rétention (cordes, sangles…), les modes d’appui, les méthodes de calage… Entre sculpture et architecture, les pièces de Vincent Ganivet interrogent ainsi les ossatures, défient la gravité et auscultent l’arrondi. Dans sa série photographique Vaisselle (2013), c’est l’eau qui, par projection contre des surfaces, se met à former des dômes. Utilisant des matériaux constitutifs basiques (eau, brique, parpaing, corde, bois…), le travail de Vincent Ganivet se concentre sur les manières de mettre en forme. Créant torsions et pliures, équilibres et difformités. À l’instar de C.18.6.10 (2013), par exemple, ni arc, ni structure géodésique, mais structure moléculaire atypique.

*Léonard de Vinci, Les Carnets de Léonard de Vinci, tome 2, trad. Edward MacCurdy, éd. TEL Gallimard, Paris, 1989, p.417.