ART | EXPO

Serial

10 Avr - 07 Juin 2014
Vernissage le 09 Avr 2014

Cette exposition confronte les constructions arachnéennes en briques de l’artiste français à la pratique élargie du dessin par recouvrement de graphite, avec laquelle l’artiste portugais investit les champs du volume et de la performance. Elle révèle ainsi une poétique ambivalente du geste et de l’espace dans laquelle rigueur et expérimentation sont liées.

Vincent Ganivet et Diogo Pimentao
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Cette exposition confronte les travaux de deux artistes, Vincent Ganivet et Diogo Pimentao. Le premier repéré pour ses constructions arachnéennes en briques où l’équilibre côtoie l’instabilité, le second reconnu pour sa pratique élargie du dessin par recouvrement de graphite, avec laquelle il investit les champs du volume et de la performance, sont tous deux les héritiers d’une pensée moderniste.

Au-delà des points de divergence et de convergence de leurs pratiques respectives, l’exposition met en exergue une poétique ambivalente du geste et de l’espace dans laquelle rigueur et expérimentation sont inextricablement liées.

Vincent Ganivet réalise des sculptures basées sur l’empilement de matériaux usuels et l’usage de «cales» en guise de substitut à toute technique d’assemblage. Il s’est distingué ces dernières années par des sculptures de parpaings, qui par des jeux de tension, forment des arches en tout genres (chenilles, roues, croisées d’ogives etc.). L’équilibre y est toujours précaire et virtuose.

Son matériau de prédilection, le bloc de béton, se présente comme une matière première peu onéreuse, facile à manipuler. Normalement conçu pour monter des murs droits et être masqué, l’artiste le détourne à partir de savoir-faire inspirés de l’architecture, de l’ingénierie et des mathématiques. Toutefois, c’est avant tout l’empirisme du jeu de l’expérimentation qui dicte l’évolution des formes chez Vincent Ganivet.

«Ce qui m’intéresse c’est la mise-en-œuvre. J’aime détourner les objets quotidiens de leur fonction initiale, les mettre de travers. Émerveiller, mais avec souci d’accessibilité, d’efficacité.» Vincent Ganivet

S’agissant de l’artiste portugais Diogo Pimentao, bien que l’utilisation du graphite sur papier soit omniprésente dans son œuvre, il dépasse la simple pratique du dessin. L’outil utilisé devient matière et s’empare de la surface plane du papier ou du mur, le griffant ou l’effleurant, s’insérant dans la courbure d’une pliure ou imprégnant totalement son support. La surface devient texture, à la fois sensuelle et métallique, pour être ensuite froissée, pliée ou érigée en volume.

Commissariat: Lionel Balouin

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