ART | EXPO

Extended

28 Nov - 17 Jan 2015
Vernissage le 27 Nov 2014

S’articulant autour des notions de construction, de légèreté et d’équilibre, «Extended» instaure un dialogue entre les œuvres graphiques de Diogo Pimentão et les sculptures de Vincent Ganivet. D'un médium à l'autre, des glissements sensibles et des ruptures s’opèrent. Les rapports s'inversent et sont mis en tension comme dans une chorégraphie.

Diogo Pimentão, Vincent Ganivet
Extended

«Extented», de Diogo Pimentão et de Vincent Ganivet, rejoue sous une autre forme l’exposition «Sérial», présentée à la galerie Edouard Manet à Gennevilliers en avril 2014.

L’exposition «Extended» met en symbiose les œuvres de deux artistes, Diogo Pimentão et Vincent Ganivet, autour de notions de constructions, de légèreté, d’équilibre, propres à l’univers du dessin et de la sculpture. Ces notions se développent autour de l’expression de la ligne, de la voûte, du plan, de la masse, selon des propositions épurées et contrastées. D’un médium à l’autre, des glissements sensibles, des points de ruptures s’organisent dans l’extension des figures dans l’espace. Comme dans une chorégraphie, les rapports s’inversent et sont mis en tension. La volumétrie de la sculpture de Vincent Ganivet, de par ses formes arachnéennes en brique, prend une dimension graphique, là où le dessin à la mine de plomb de Diogo Pimentão, évoque la solidité de la matière.

Diogo Pimentão aborde le dessin dans une dimension très ouverte. Un peu comme le ferait un sculpteur, il établit un rapport avec les matériaux qui met en jeu quelque chose de physique, pour plier mécaniquement de grandes feuilles de papier, les froisser, les recouvrir d’une matière graphite, ou disposer de minuscules allumettes sur un mur pour tracer une ligne et la noircir en faisant brûler les allumettes. Autant d’actes et de gestes qui sont partie prenante de la façon de concevoir le dessin. Son travail tend vers une expression graphique minimale, qui explore les ressources de la ligne du plan. Dessiner devient un acte éphémère où il transpose les gestes et les mouvements, non plus dans la feuille, mais dans le lieu lui même.

Vincent Ganivet s’inspire d’éléments de l’architecture classique, comme la voûte, l’arcade, l’arc de cercle, le pont ou double pont. Il se les réapproprie en construisant des sculptures à ossatures rudimentaires et démesurées; qui entretiennent souvent un dialogue avec l’architecture elle-même. L’étonnement vient du choix des matériaux employés. Se référant au travail du chantier et de la maçonnerie, il emploie des matériaux du bâtiment volontairement frustres, dont il révèle le potentiel esthétique. Parpaings, briques, sculptent ainsi la lumière et révèlent une puissance graphique inattendue. Une façon de mettre l’espace en tension et de stimuler la perception du spectateur.

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