ART | EXPO

Seconde main

25 Mar - 24 Oct 2010
Vernissage le 25 Mar 2010

L’exposition explore une problématique inhérente à l’histoire de l’art: la reprise en tant que base de l'apprentissage artistique, mais aussi constante de la création artistique. Elle osera la confrontation physique de ces «reproductions» aux côtés de leurs originaux. L'œuvre sosie pourra aussi représenter un original parfois absent des collections.

Mathieu Klebeye Abonnenc, Saâdane Afif, Art & Language, Olivier Babin, Fayçal Baghriche, Richard Baquié, Mike Bidlo, Karina Bisch, Pierre Bismuth, Glenn Brown, Maurizio Cattelan, Nicolas Chardon, Braco Dimitrijevic, Eric Doeringer, Michael Elmgreen & Ingar Dragset, Elmyr De Hory, Jean-Olivier Hucleux, General Idea, Pascal Goblot, Bertrand Lavier, Lefevre Jean Claude, Pierre Leguillon, Guillaume Leingre, Thomas Lélu & Jean-Max Colard, Alexandre Lenoir, Real Lessard, Sherrie Levine, Kasimir Malevitch, Sophie Matisse, Gabriele Di Matteo, Philippe Mayaux, Mathieu Mercier, Jonathan Monk, Olivier Mosset, Simon Nicaise, Hugo Pernet, Richard Pettibone, André Raffray, Clément Rodzielski, Tom Sachs, Yann Sérandour, Reena Spaulings, Claire Fontaine & Bernadette Corporation, Sturtevant, Ernest T., Philip Taaffe, Mario Garcia Torres, Gavin Turk, Yang Zhenzhong, Raphaël Zarka, Zheng Guogu
Seconde main

À travers une sélection d’ «œuvres sosies»  réalisées entre les années 1960 et aujourd’hui, «Seconde main» infiltre les collections permanentes du Musée d’art moderne de la Ville de Paris/Arc. L’exposition revisite l’accrochage en explorant le principe de copie, de reprise, d’appropriation ou d’imitation pour en montrer la diversité et l’originalité. Elle propose un regard nouveau sur le principe d’une «seconde» signature et du «fait main».

L’exposition explore une problématique inhérente à l’histoire de l’art: la reprise en tant que base de l’apprentissage artistique, mais aussi constante de la création artistique. Dans les années 1960, différents artistes ont remis en cause les notions d’auteur et d’originalité au sein d’une économie de production de masse. Ils créèrent des œuvres identiques aux originales, mais dans une démarche conceptuelle que le postmodernisme incarnera dans les années 1980, avec les appropriationistes notamment.

«Seconde main» osera dans le musée la confrontation physique de ces «reproductions» aux côtés de leurs originaux. L’œuvre sosie pourra aussi représenter un original parfois absent des collections. Cet accrochage sera enfin l’occasion de souligner, en les problématisant visuellement, les différences de ces approches, en apparence seulement similaires. En effet, nombreux sont ceux qui ont reproduit et réinterprété les mêmes artistes tels Duchamp ou Warhol sans pour autant que leurs œuvres soient identiques dans le fond.

Le parcours ludique proposé par «Seconde main» propose ainsi de déjouer les attentes et les habitudes du public en terme d’attribution, d’ordre chronologique et de rapports de filiation. Il incite le visiteur à porter un regard critique sur ce qu’il voit et associe des générations différentes d’artistes comme autant d’anachronismes voilés. Les œuvres des collections sont confrontées avec des œuvres «anciennement attribuées» sorties des réserves pour l’occasion, et d’autres spécialement empruntées pour «Seconde main».

Collections permanentes du musée. Exposition gratuite