ART | EXPO

Paysage de fantaisies

31 Mar - 30 Avr 2006

Promenade sous la pluie, dans un paysage purement virtuel. L’installation de Jean-Luc Bichaud semble illustrer le cycle de l’eau quand elle est en réalité, une machine à produire de l’absurde.

«Il s’agit d’une proposition de promenade sous un grand nuage suspendu qui s’égoutte très doucement. Des plateaux récupèrent les gouttes d’eau: ce sont de petits paysages similaires, de tailles différentes, sortes d’archétypes de paysage avec de petites collines, un lac ou une mer qui les ceinturent.

Cette machine à pleuvoir fonctionne en autarcie, recyclant éternellement l’eau en circulation. Le côté irrégulier et musical des gouttes d’eau crée une animation sonore aléatoire et ténue. L’installation semble illustrer le cycle de l’eau, sorte d’abrégé d’une leçon de choses avant de nous livrer son vrai visage: une machine à produire de l’absurde.»

Jean-Luc Bichaud

«Ce sont des nuages qui se maintiennent en suspension, de vrais nuages qui pleuvent de véritables gouttes de pluie sur de véritables reliefs. Des lacs se forment, des rivières aussi, l’eau circule d’un canyon à l’autre, s’infiltre dans le sol et retourne en pluie. C’est une machine à faire la pluie par beau temps, c’est un instrument à eau, une sorte de réplique écourtée du cycle de l’eau. Cela fonctionne sur le mode de la métaphore improbable, de la science inexacte, de l’impossible arrangement.

C’est curieux; des sculptures qui fonctionnent comme des images. Des images en trois dimensions. Des dessins, pourrait-on dire, tellement les pièces sont graphiques. Des dessins suspendus dans l’espace, projetés au dessus du sol, des objets d’illusion en état d’apesanteur. Des illusions qui se tiennent là, devant nos yeux et auxquelles on n’hésite pas à croire.

A l’instar d’un dessin, ces sculptures ont une véritable force de simulation et sans dissimulation. Tout est montré: les moteurs, les fils électriques, le tuyau d’aquariophilie, les embouts d’arrosage automatique, etc. Et comme chacun sait, quand rien ne nous est caché, tout nous porte à y croire.».

Philippe Coubetergues

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Pierre-Évariste Douaire sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

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