ART | EXPO

Le temps de l’action/Acte I

24 Juin - 30 Oct 2011
Vernissage le 24 Juin 2011

Dans le cadre de l'évènement «L'art contemporain et la Côte d'Azur», la villa Arson lance l'exposition «Le temps de l’action/Acte I». Elle retrace l'histoire de la performance dans la région Côte d'Azur, des années 1950 à nos jours. La performance se caractérise par l'art du geste ou de l'action, accompli ou organisé en public par un artiste à un moment donné, sur une temporalité unique. Il s'agit de déstabiliser les conventions esthétiques, notamment en décloisonnant les genres.

Ben, Philippe Perrin, Arman, Yves Klein, Charlotte Perriand
Le temps de l’action/Acte I

La performance s’affranchit des espaces traditionnels du spectacle en inventant de nouvelles topographies de la représentation. La performance est donc l’art de la limite: la limite du corps bien sûr, mais aussi des genres, des formes, des espaces et de la pensée. L’aventure débute en 1951 et 1952 avec la présence des Lettristes au Festival de Cannes, avec notamment la projection en 1952 du film sans images et sans pellicule Tambours de Jugement Premier de François Dufrêne, conçu comme une véritable performance collective.

La recherche passe ensuite par les inventions formelles d’Yves Klein et d’Arman dès le milieu des années 1950, puis par le Nouveau Réalisme, Ben et son Théâtre Total et Fluxus. Au-delà de ces pères fondateurs, l’art-action ne cesse jusqu’à aujourd’hui de se renouveler grâce à la créativité et l’énergie de dizaines d’artistes qui inventent des nouvelles formes qui traversent les époques.

L’exposition transforme la Galerie carrée de la Villa Arson en lieu de présentation du travail de recherche. Les différentes informations recueillies dans la base de données sont projetées via une interface graphique réalisée par le groupe g.u.i, artiste par artiste, sans dévoiler encore les documents originaux, selon quatre temporalités réparties dans l’espace en autant de points cardinaux.

Un inventaire nominatif (noms des artistes ou des intervenants concernés) et topographique (nom des lieux d’accomplissement des performances) accompagne les projections. Chaque référence inscrite sur le mur est doublée de manière disparate créant de fait une lecture presque vaporeuse de l’ensemble. Un lieu de travail éphémère est dévolu à la collecte des témoignages des protagonistes de cette histoire.