ART | EXPO

La sculpture autrement

19 Juin - 02 Oct 2011
Vernissage le 19 Juin 2011

Dans le cadre de l'événement «l'Art contemporain et le Côte d'Azur», le Musée National d'art Contemporain de Mougins lance l'exposition «La sculpture autrement» -dans la lignée de l'exposition en «La Peinture autrement». Ici, c'est la manière dont les artistes contemporains abordent la sculpture qui est traitée à travers plusieurs thématiques.

Ghada Amer, David Ancelin, Dominique Angel, Arman, Basserode, Ben, Berdaguer & Péjus, Michel Blazy, Caroline Boucher, Céleste Boursier-Mougenot, BP, George Brecht, Martin Caminiti, Denis Castellas, César, Max Charvolen, Pierre Descamps, Erik Dietman, Noël Dolla, Jean Dupuy, Eric Duyckaerts, Karim Ghelloussi, Claude Gilli, Raymond Hains, Thierry Lagalla Robert Malaval, Philippe Mayaux, Bernard Pagès, Pascal Pinaud, Florian Pugnaire & David Raffini, Philippe Ramette, Martial Raysse, Emmanuel Régent, Niki de Saint Phalle, Serge III, Tatiana Trouvé, Christian Vialard…
La sculpture autrement

Après la deuxième guerre mondiale les artistes, se montrent sensibles à l’avènement de la société de consommation, et ne manquent pas de réagir à ce qui s’avère être une véritable mutation sociologique.

En choisissant désormais d’intégrer directement des objets à leurs oeuvres, ils répondent de manière contrastée à cet état de fait tout en enrichissant le paysage artistique de propositions nouvelles et radicales. L’objet, manufacturé, standardisé, porteur des traces de son usage se voit ainsi détourné, modifié, accumulé, assemblé, multiplié, compressé, détruit…

Un objet quotidien –une chaise, une petite cuillère, une paire de ciseaux– peut retenir notre attention pour la beauté de ses formes, pour la qualité des matériaux dans lesquels il a été réalisé et, bien sûr, parce qu’il répond adéquatement à l’usage que nous pouvons en faire.

De nombreux artistes ont ainsi «déréalisé» les objets les plus courants en procédant à leur accumulation intensive. Arman s’est emparé de cette technique dès la fin des années 50 et produit des oeuvres où de nombreuses pinces métalliques, pendules, clarinettes, culasses ou autres objets issus de l’industrie sont fixés les uns aux autres, donnant à voir des surfaces entièrement couvertes ou des volumes d’une grande densité.

L’objet quotidien perd sa valeur d’usage et son statut d’objet utilitaire quand les artistes le détournent en l’intégrant à leurs oeuvres. Il est alors disponible pour d’autres aventures. Les cannes à pêche et les roues de bicyclette de Martin Caminiti se transforment ainsi en coléoptères, en danseuse ou autres êtres hybrides.

L’altération d’un objet ou sa destruction est souvent révélatrice d’une démarche artistique où la violence est pleinement assumée comme geste créateur. Le spectateur est amené à se questionner sur la portée transgressive et créatrice de ces gestes extrêmes et, partant, sur cette «part maudite», souvent nécessaire à l’émergence de l’oeuvre d’art.

À Consulter
La Peinture autrement/1