ART | EXPO

Celebration Park

02 Fév - 07 Mai 2006
Vernissage le 09 Mar 2006

Pour sa première grande exposition monographique en France, Pierre Huyghe propose, en deux temps, une préfiguration d’un parc qu’il envisage de construire ultérieurement.

A l’occasion de la réouverture du musée, Pierre Huyghe, artiste phare de sa génération, est invité à réaliser sa première grande monographie en France.

L’exposition «Celebration Park», est une préfiguration d’un parc que l’artiste envisage de construire ultérieurement, s’inspirant de l’exposition universelle qui autorise l’émergence d’évènements d’intensités différenciées.

«Celebration Park» se déploie en deux temps :
– un «Prologue» du 2 au 26 février
– l’«Exposition» proprement dite, du 10 mars au 23 avril 2006.

Le «Prologue», tel un avertissement, donne les règles du jeu de l’exposition qui se déroulera ensuite.
Dans «l’aquarium», une pile de livres – 1000 exemplaires d’un agenda non linéaire, tels des lingots d’or – évoque les principes de l’Association des Temps Libérés: l’étirement de la durée de l’exposition en mois, jours, minutes et secondes. Ce livre rend sensible les temporalités subjectives de chacun.
Franchissant un portail battant, le visiteur est invité à suivre un chemin scandé par une succession d’assertions «juridiques» lumineuses, enseignes urbaines en néon, comme autant de dénis liés aux droits d’auteur: ainsi « Je ne possède pas le musée d’art moderne, ni l’étoile noire».
Libéré du copyright, l’auteur s’autorise le libre usage d’un contenu, développant les notions de reprise, de déplacement et d’extension des récits, qu’il partage avec les artistes de sa génération.

Le parcours se clôt par un portrait de l’artiste, en marionnette, dans un dispositif emprunté à «Etant donné», à travers des portes fermées. Ce personnage évoque, de façon poétique, sa relation avec le lieu qui l’accueille.

Dans une seconde partie, Jay Chung & Q Takeki Maeda sont invités par l’artiste. Issu le plus souvent d’actions dissimulées fondées sur la mystification voire le mensonge, leur travail induit l’idée d’une « manipulation ».

A partir du 10 mars, aura lieu l’«Exposition» proprement dite. Pierre Huyghe transformera alors le dispositif initial par un mouvement, un «scénario» piloté par un programme.
Les portes s’animent, s’inspirant de l’évolution de deux danseurs dont la chorégraphie a été retranscrite, à travers la technique de l’animation 3D.

Le parcours sera ponctué de plusieurs films :
This is not a time for dreaming est conçu autour d’un spectacle musical de marionnettes créé pour le Carpenter Center for the Visual Arts à Harvard, construit en 1965 par Le Corbusier.
Pierre Huyghe met en scène deux situations parallèles: Le Corbusier au moment de la conception du bâtiment et lui-même face à la réalisation de cette commande, développant ainsi le thème du processus difficile de la création d’un travail dépendant des attentes des commanditaires.
– Par ailleurs, A Journey that wasn’t sera présenté, dans un pavillon conçu par l’artiste en collaboration avec François Roche, proposant à travers ce module, une formule «autre» de projection. Le film a été conçu à partir d’une double expérience :

En février 2005, Pierre Huyghe est parti en Antarctique sur le plus grand dériveur polaire existant, à la recherche d’une île inconnue sur la simple rumeur qu’une créature unique l’habiterait. Ce voyage d’exploration (auquel Jay Chung & Q Takeki Maeda ont participé) dans une zone non cartographiée s’est prolongé par une comédie musicale mise en scène sur la patinoire de Central Park à New-York.

Enfin, pour One Year Celebration, l’artiste a demandé à des architectes, des musiciens, des chorégraphes… d’imaginer la célébration de jours non fériés, par la réalisation d’un calendrier sous forme de posters, le mode d’emploi d’une parade, proposant ainsi par le biais d’une exposition collective, un autre agencement du temps.

Commissaires
Laurence Bossé, Julia Garimorth et Hans Ulrich Obrist, avec Anne Dressen pour l’exposition Jay Chung & Q Takeki Maeda.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Elise Heinrich sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Celebration Park