DANSE | FESTIVAL

Les Singuliers #2

23 Jan - 03 Fév 2018

La deuxième édition du festival Les Singuliers #2, au Centquatre, promet de réunir quelques créations inclassables. Danse, théâtre, performance, musique, installations... Se jouant des codes et étiquettes, Les Singuliers débordent des cases de l'ordinaire. Avec, en prime, un grand bal pop' pour se ranimer.

Le Centquatre-Paris présente le nouvel opus de son festival interdisciplinaire : Les Singuliers. Au menu de cette deuxième édition audacieuse : théâtre, danse, performance, littérature, musique, expositions… Et même, une touche de bal pop’, histoire de se remettre d’aplomb avant d’envisager le printemps. En somme, un florilège d’excentricités, pour se rassurer sur la possibilité d’exister en dehors des cases. Ça déborde, ça grince, ça bouge, ça se maquille et ça n’est pas très sérieux tout ça ? Voici le festival Les Singuliers #2. Sept spectacles, une exposition et une grande fête, avec des artistes et œuvres ayant en commun l’interrogation des frontières, des rapports entre général et particulier, entre la société et les personnes qui la composent. Le tout avec humour, poésie et une pointe, plus ou moins outrée, de décalage.

Festival Les Singuliers #2 : musique et théâtre (Olivier Py, Claire Diterzi…)

Ce sont donc sept spectacles qui investiront le Centquatre pendant la douzaine de jours du festival Les Singuliers. Côté théâtre, le metteur en scène Olivier Py présentera Le Cahier noir. Une pièce basée sur un roman écrit quand il avait dix-sept ans. Pour un spectacle marqué par le lyrisme propre à cet âge des horizons trop grands. En contrepoint, Jean Le Peltier proposera Vieil : une pièce à mi-chemin entre conte fantastique et western. Par le dessin, le récit, la performance, et seul en scène, Jean Le Peltier y entame un périple au sein d’une forêt onirique. Pour une déambulation drôle et imaginaire. Également à la lisière entre les genres, la chanteuse touche à tout Claire Diterzi présentera L’Arbre en poche. Spectacle de théâtre musical, il conviera sur scène une sorcière-chanteuse, des percussionnistes, un contre-ténor, un fildefériste, un comédien… Pour un mini opéra, très contemporain.

Les Singuliers #2 : performances, arts et installations (Gérald Kurdian…)

De son côté, le musicien-performeur Gérald Kurdian se fera maître de deux cérémonies : l’organisation d’un grand bal pop’ et la performance Hot Bodies. L’événement A Queer Ballroom for Hot Bodies of the Future prendra ainsi les traits d’une grande fête queer, trans, faeris, afro-futuriste, féministe, cyborgs… Pour clôturer le festival en beauté. Tandis qu’en amont, sa performance Hot Bodies remontera le parcours pluriel des révolutions queer et féministes des XXe et XXIe siècles. Au fil d’une performance musicale activiste, samplant voix et textes engagés, guitare et gestuelles. En matière d’arts plastiques élargis, l’exposition d’Agathe Joubert et Paulette Vialatte de Pémille, « Bord d’œuvres », combinera installation et cinéma. Tandis que le duo d’artistes Alice et Sonia (aalliicceelleessccannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyy-ppoollsskkii, pour les intimes), proposera la performance Le jour où le Penseur de Rodin s’est transformé en gomme. Une performance-conférence ludique et loufoque, autour de la portée politique des gommes fantaisies.

Les Singuliers #2 : danse et musique (Dimitri de Perrot, Clédat & Petitpierre…)

Glissant de la performance à la danse, en passant par la musique, le spectacle Myousic, de Dimitri de Perrot et Julian Sartorius viendra s’installer au creux du public du Centquatre. Pour y recréer une performance unique, singulière et collective. Composant ses textures sonores à partir, notamment, des publics présents, Myousic, comme une caisse de résonance, amplifie les singularités en acte. Quant au spectacle Ermitologie, de Clédat & Petitpierre (Yvan Clédat et Corinne Petitpierre), il fera danser les sculptures et valser les imaginaires. Pièces, installations, performances, représentations, récitals ou conférences… Le festival Les Singuliers prendra ainsi les traits d’une vaste composition démultipliée. Ici la voix de l’activiste Donna Haraway, avec le Cyborg Manifesto… Là, L’homme qui marche d’Alberto Giacometti… Ou encore Le Penseur, d’Auguste Rodin. Le tout saupoudré d’images de Pierrot le Fou, de Jean-Luc Godard… En somme, un festival truffé de références, pour mieux célébrer, collectivement, les singularités.