ART | EXPO

Bord d’œuvres

23 Jan - 03 Fév 2018
Vernissage le 23 Jan 2018

L’exposition « Bord d’œuvres » au Centquatre-Paris présente, dans le cadre de la deuxième édition du Festival « Les Singuliers », des installations et des projections vidéo d’Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille qui s’intéressent à l’apparition d’œuvres peintes dans des films et aux troubles relations graphiques que ces emprunts entraînent entre les deux disciplines.

L’exposition « Bord d’œuvres » au Centquatre-Paris présente la collection constituée par Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille autour de la présence d’œuvres de peinture dans des films.

Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille enquêtent sur la présence de peintures dans les films

L’exposition est organisée dans le cadre de la deuxième édition du Festival « Les Singuliers », événement pluridisciplinaire réunissant des artistes qui s’aventurent pour l’occasion dans des créations à la limite de leur pratique habituelle. Une ligne directrice qui correspond parfaitement à la recherche que mène depuis plusieurs années le duo de graphistes Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille sur les emprunts, citations et références à d’autres créations artistiques que comportent de nombreuses œuvres.

L’exposition s’inscrit dans la continuité du projet Bord d’œuvres qui consiste pour Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille à constituer une vaste encyclopédie pleine de ramifications rassemblant, selon un principe d’association par références en ricochets, des films, des livres, des œuvres d’art plastique et musicales. Ici, le duo a concentré ses recherches sur la présence d’œuvres picturales au cinéma.

L’exposition « Bord d’œuvres » explore les relations graphiques entre peinture et cinéma

Les films et tableaux rassemblés par Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille ne connaissent aucune frontière de nationalité, d’époque ou de genre : on y retrouve des comédies, des westerns, des films de la Nouvelle Vague comme de science-fiction et des toiles de maître comme des peintures inconnues. Le rôle des peintures visibles au cinéma est également multiple : parfois placées au cœur même de l’intrigue, elles sont ailleurs des outils de repère temporel ou social, des marqueurs de la sensibilité d’un personnage ou de l’émotion d’une scène, ou encore de simples éléments de décor.

L’apparition d’œuvres peintes au cinéma entraîne entre les deux disciplines de troubles relations graphiques qu’explorent Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille. Ainsi, l’exposition explore-t-elle à travers des installations et des projections les notions d’angles, de cadrages et de masquages et tente de répondre à diverses questions sur la proportion de l’écran occupée par la toile ou encore les déformations subies par la peinture à travers la caméra.