ART | EXPO

William Kentridge

21 Juin - 27 Juil 2006
Vernissage le 20 Juin 2006

Dessins de la série «Preparing the Flute» ainsi qu’une maquette de théâtre miniature utilisée dans la création de sa mise en scène de l’opéra de Mozart «La Flûte Enchantée». Cette production fut conçue par l’artiste et présentée au Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles en avril 2005.

William Kentridge
William Kentridge

Nous montrerons des dessins de la série « Preparing the Flute » ainsi qu’une maquette de théâtre miniature utilisée dans la création de sa mise en scène de l’opéra de Mozart La Flûte Enchantée. Cette production fut conçue par l’artiste et présentée au Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles en avril 2005. Cette œuvre est en tournée mondiale après Bruxelles, Caen et Lille en France, Tel Aviv, Naples, et Johannesburg pour finir au printemps 2007 à la Brooklyn Academy of Music de New York.

La maquette présentée au sous-sol, grâce à des projections et rétro projections en musique, invite le spectateur à découvrir des éléments de la production finale et du décor avec ses plans fixes en enfilade donnant une illusion de profondeur.

«Preparing the Flute» est la deuxième étape dans la réalisation de la scénographie de l’opéra. La première étape fut «Learning the Flute» en 2003 qui incluait des dessins et des projections sur tableaux noirs, montrant déjà l’univers métaphorique, inspiré des débuts de la photographie où la séparation du positif et du négatif souligne aussi les deux forces de «La Flûte Enchantée» : le soleil puissant de Sarastro, et la nuit incandescente de La Reine de la nuit. La scène de l’opéra y est montrée comme une grande chambre noire, avec ses lumières et ses ombres.

William Kentridge a longtemps construit son œuvre sur des notions d’égalité, de justice, de responsabilité, liées aux questions soulevées par l’apartheid en Afrique du Sud. Ici aussi une référence est possible avec «La Flûte» : «La colonisation de l’Afrique a souvent signifié qu’on apporterait, disait-on, la lumière au continent noir. Mais cette lumière fut synonyme d’autoritarisme ou de dictature. Le seul sens acceptable se trouve entre la nuit et la lumière».

Dans une oeuvre récemment montrée à la Deutsche Guggenheim Berlin: Black Box/Chambre Noir, 2005, il explorait et développait justement ce thème dans un projet ayant comme sujet la connaissance, la violence et le siècle des Lumières.

William Kentridge présente également Receiver dans l’espace du rez-de-chaussée, il s’agit d’un nouveau livre d’artiste comprenant vingt gravures illustrant les poèmes de Wislawa Szymborska. (édité par Dieu Donné Papermill, New York, NY, édition de 50.)