ART | EXPO COLLECTIVE

What glue do you use?

12 Jan - 10 Fév 2007

Hommage au collage... Avec Dianne Bellino, Brian Belott, Erik Bluhm, Aline Bouvy/John Gillis, Sebastien Bruggeman, Richard Fauguet, Christian Holstad, Aleksandra Mir, Javier Piñon, Kirstine Roepstorff, Amy Sarkisian, Leonor Scherrer, Frieda Schumann, Josh Smith, Robert Suermondt, Marnie Weber.

Communiqué de presse
Dianne Bellino, Brian Belott, Erik Bluhm, Aline Bouvy/John Gillis, Sebastien Bruggeman, Richard Fauguet, Christian Holstad, Aleksandra Mir, Javier Piñon, Kirstine Roepstorff, Amy Sarkisian, Leonor Scherrer, Frieda Schumann, Josh Smith, Robert Suermondt, Marnie Weber
What glue do you use?

«Tous les livres sur Dada racontent l’histoire de Kurt Schwitters ratissant les rues de Hanovre à la recherche de mégots et de tickets de concerts usagés pour ses collages; la théorie Dada de base qui veut que l’art puisse être fait à partir de n’importe quoi égalait la théorie de base du punk selon laquelle tout le monde pouvait faire de l’art.»
Greil Marcus: Lipstick traces Allia, Paris 1998.

C’est bien sûr l’une des raisons, mais on en trouverait bien d’autres, pour laquelle on retrouve régulièrement le terme de collage dans toute l’histoire du XXème siècle. Du cubisme à aujourd’hui, en passant par le dadaïsme, le futurisme, le surréalisme… jusqu’à l’incontournable Just what is it that makes today’s home so different, so appealing de Richard Hamilton en 1956, il y a quelques unes des œuvres incontournables et toujours terriblement contemporaines par cette idée de juxtaposition d’images, de matières, de sources différentes et qui, re agencées créent une «situation» nouvelle et toujours inattendue.

Dans cette introduction, on surlignera l’espèce d’aura qui entoure désormais toutes ces œuvres historiques, aura que soulignait déjà André Breton dans Le Point du jour en évoquant les années «qui ont fait jaunir les bouts de journaux dont l’encre toute fraîche ne contribuait pas peu à l’insolence des magnifiques papiers collés de 1913», on surlignera aussi la similitude de méthode dans le temps entre Tatlin at home de Raoul Haussmann en 1920 et Richard Hamilton qui, quarante ans plus tard, avait établi pour son travail de collages une sorte de classement «programmatique»: homme, femme, nourriture, histoire, journaux, cinéma, instruments domestiques, voitures, espace, bandes dessinées, télévision, téléphone, information.

On ne fera volontairement pas de distinction entre collage, papier collé, montage, assemblage… au contraire, dans son élaboration, ce projet a peut-être pointé d’autres questions: quelles images, quelles provenances, quelles constructions? Le titre n’est autre que la première question posée lors d’une interview à un de ces artistes anglais qui ont toujours travaillé le collage: John Stezaker.

L’exposition sur le collage à l’Atelier Cardenas Bellanger s’est construite comme un collage. Différentes personnes: artistes, galeristes, commissaires… ont été invitées à proposer un axe et aussi des noms d’artistes pour ce projet. On devrait donc y voir différentes perceptions de l’actualité mais aussi des techniques ce que Jean Clay appelait «cette véritable machine infernale» dont partout on murmure la grande vitalité aujourd’hui.

> Remerciements : Olivier Antoine, Kyle Field, Michel François, Laurent Godin, Florence Bonnefous et Keren Detton.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Yaël Hirsch sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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