DANSE | VIDÉO

Vidéodanse

02 Avr - 28 Avr 2008
Vernissage le 02 Avr 2008

La danse et les arts plastiques ont une histoire commune, riche d’expériences et d’apports mutuels. Vidéodanse 2008 propose un panorama d’environ 150 films qui témoignent de ce mélange fertile, à la croisée des genres. Les Ballets russes de Serge de Diaghilev y côtoient Merce Cunningham, Alain Buffard ou La Ribot.

Trisha Brown, Alain Buffard, Merce Cunningham, Bob Rauschenberg, La Ribot, Claudia Triozzi, Maria Donata d’Urso…
Vidéodanse

Vidéodanse 2008 s’attachera à mettre en lumière les influences réciproques entre les arts plastiques et la danse. Des Ballets russes de Serge de Diaghilev qui fit appel à Pablo Picasso, Giorgio de Chirico ou Georges Rouault ainsi qu’à divers représentants de l’avant-garde russe
ou des surréalistes, au Cabaret Voltaire et au Bauhaus ;  des multiples collaborations de Bob Rauschenberg avec Merce Cunningham et Trisha Brown, ou de la Judson Church à Yves Klein.
Puis des expériences du Body Art et de la performance à celles d’artistes comme La Ribot, Alain Buffard, Claudia Triozzi ou Maria Donata d’Urso qui se placent à la croisée des genres — similitudes, frictions, mouvements conjoints et interactions — entre ces deux champs de l’art, telles seront les thématiques qui seront développées dans l’édition 2008 de la manifestation.

Mettant l’accent sur les notions de sculpture en mouvement et d’engagement plastique, Vidéodanse 2008 fera également la part belle aux œuvres qui se distinguent par leurs décors, leurs accessoires, leurs costumes ou bien leurs environnements scéniques.

Par ailleurs, à l’occasion de l’exposition Traces du sacré (7 mai — 11 août), un regard particulier sera porté sur les chorégraphes qui, à la suite de Vaslav Nijinski et Mary Wigman, que ce soit dans l’adhésion ou dans la critique, dans l’ironie ou parfois la nostalgie, ont interrogé le sacré.

En effet,  le sacré apparaît chez de nombreux chorégraphes contemporains, sous la forme de références culturelles ou esthétiques, à travers des thèmes et des motifs, mais aussi dans le processus de travail ou dans l’écriture des œuvres comme si la danse travaillait naturellement les questions de rituel, de spiritualité, d’extase et de culte.

Des documentaires sur des plasticiens, des films ou vidéos d’artistes provenant des collections du Centre Pompidou accompagneront les 150 films de danse contemporaine présentés dans le programme, dont 70 inédits. Ces films sont présentés du 2 au 28 avril, dans un dispositif original conçu pour le Foyer du Centre Pompidou, en entrée libre.

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