ART | EXPO

Una misteriosa bola

19 Oct - 20 Déc 2015
Vernissage le 19 Oct 2015

Antoine Dorotte présente généralement des œuvres qui perturbent l’espace dans lequel elles s’insèrent. Elles s’inscrivent également dans notre regard sur le mode de l’étonnement et de l’incompréhension. Leur étrangeté participe de leur dialogue avec ce qui les environne.

Antoine Dorotte
Una misteriosa bola

En 2015 et 2016, l’espace d’exposition et les ateliers de 40mcube sont temporairement fermés en raison de travaux. Durant cette période, 40mcube poursuit ses activités et propose la programmation Outsite, à l’invitation des Champs Libres, de la Galerie Art & Essai, du Frac Bretagne et de Galleria Continua-Les Moulins. L’occasion alors de redécouvrir les travaux d’Antoine Dorotte, et d’une sculpture en particulier.

Antoine Dorotte présente généralement des œuvres qui perturbent l’espace dans lequel elles s’insèrent. Elles s’inscrivent également dans notre regard sur le mode de l’étonnement et de l’incompréhension. Sans doute cela est-il lié à la mise en place d’une sorte d’esthétique science-fictionnelle: à savoir un régime de visibilité plastique, polarisé entre des structures métalliques mais étrangement géométriques – un peu comme si elles venaient de mondes inconnus et plus avancés que le notre – et une sorte de petit vacillement iconographique qui s’imprègne d’une culture low, celle qui vient des films d’animation, de la bande dessinée et des jeux vidéos.

De fait, cette abstraction géométrique qui affleure l’architecture par ses proportions – elle entretient en tous les cas une forme de dialogue avec ce qui l’environne – pose par son étrangeté les motifs d’une réflexion qui porte sur la présence. Cette même présence un peu métaphysique que l’on confère aux objets restés incompris, alors que leur ossature rigoureuse par la construction, laisse présager d’une logique interne mais insondable. Une oscillation se perçoit dans l’œil du regardeur, les sphères d’Antoine Dorotte semblent courber les lignes de l’espace et du temps qui les accueillent, pour qu’un peu à la manière des monolithes noirs de Stanley Kubrick, dans son Odyssée de l’espace, l’on soit tenté d’y associer simultanément toutes les questions et réponses du monde.