ART | EXPO

Un chef-d’oeuvre existe une fois pour toutes

10 Mai - 05 Sep 2010
Vernissage le 10 Mai 2010

En résonance à l’exposition inaugurale du Centre Pompidou-Metz, "Chef-d'oeuvres?", Faux Mouvement interroge la réception et l’utilisation du chef-d’oeuvre par les artistes contemporains. La réflexion est ici de l’ordre du tribut et non de la parodie.

Communiqué de presse
George Condo, Anouk Declercq, Pierre Huyghe, Joana Vasconcelos
Un chef-d’oeuvre existe une fois pour toutes

Cette exposition au titre volontairement péremptoire tente de formuler une réponse à l’interrogation posée dans le cadre de l’exposition d’ouverture du Centre Pompidou-Metz. Pour ce faire, elle réunit quatre artistes contemporains dont le travail et la pensée se sont en partie construits en référence à des chefs-d’oeuvre.

La peinture, le dessin, la sculpture, les arts décoratifs, le cinéma, la vidéo et l’architecture sont évoqués et associés dans une présentation illustrant les liens qui unissent culture érudite et culture populaire.

Nourri tout autant de culture classique européenne que de culture populaire américaine, George Condo revendique pour ses oeuvres “un style emprunté, déjà peint et déjà vu“. Ainsi il déclare: “Mes oeuvres évoquent Picasso, Matta, les peintres flamands et leurs cousins espagnols Goya et Velazquez, et aussi tout ce que m‘a montré depuis mon enfance ce musée vivant et populaire qu‘est la télévision“. Il produit un “réalisme artificiel“ au travers duquel il offre “une reproduction crédible d‘un monde factice“.

Anouk De Clercq explore dans ses oeuvres les interactions entre l’image vidéo et les autres formes d’art. Ses installations prennent en compte l’image, le texte, la musique et l’architecture. Les images et la musique lui permettent de mettre en avant la notion de spatialité.

Pierre Huyghe s’intéresse à la notion de mémoire collective et individuelle. Il puise aux sources du cinéma comme dans une réserve d’images et d’histoires lui permettant de questionner les rapports entre le réel et la fiction. La forme du remake est choisie par l’artiste, dans cette oeuvre, pour revisiter Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock.

A travers une oeuvre souvent monumentale et colorée, Joana Vasconcelos explore la question de l’identité collective. Les arts populaires portugais constituent une partie importante de son répertoire iconographique et formel. Elle s’approprie en les soustrayant à leur contexte des objets issus de la réalité quotidienne.