ART | EXPO

The Space of The Window

20 Mar - 14 Avr 2007

Dans un entretien sur la sculpture en photographie, Gabriel Orozco définissait la photographie comme «The Space of The Window». C’est le titre qu’a choisi Leonor Antunes pour son exposition à Air de Paris et c’est également le titre d’un livre qu’elle a réalisé spécialement pour l’occasion.

Leonor Antunes
The Space of The Window

Dans un entretien sur la sculpture en photographie, Gabriel Orozco définissait la photographie comme «The Space of The Window». C’est le titre qu’a choisi Leonor Antunes pour son exposition à Air de Paris et c’est également le titre d’un livre qu’elle a réalisé spécialement pour l’occasion. Comme pour ses précédentes publications, le format est celui d’un carnet Moleskine dont les pages intérieures se déploient en accordéon. Il reprend les dimensions du carnet mais agrandi dans un rapport d’échelle homothétique.

En 2004, Leonor Antunes a passé plusieurs mois en résidence à Paris. Postée devant sa fenêtre, l’artiste a reproduit en plasticine les éléments d’architecture qui lui faisaient face. Isolés et mis en forme, ces modèles font penser à des répliques low tech de sculptures minimalistes. Leur format équivoque de petits jouets de construction est en contradiction avec l’esthétique froide et distante de la ville. L’artiste a choisi de les présenter dans une vitrine de Jean Prouvé afin de créer une concordance des temps entre le design du support et la référence au minimalisme.

Par la suite, Leonor Antunes a photographié, une à une, les sculptures, avec en arrière-plan le paysage urbain qui les avait inspirées. Ces photographies sont celles qui composent son livre The Space of The Window. Au recto, le leporello compile dix photographies avec une mise au point sur le modèle tandis qu’au verso, ces mêmes photographies font la mise au point sur le paysage urbain. Avec une économie de moyens, elles produisent une équivalence entre l’intérieur et l’extérieur balayant la problématique de l’original et de la copie. Elles posent un regard «abstrait» et distrait sur la ville, et mettent en exergue les liens formels entre l’architecture et l’histoire de la sculpture.

Le livre est exposé sur un meuble en bois dessiné spécialement et posé sur un sol en linoléum reproduisant celui qui se trouvait dans l’atelier de l’artiste à Paris. Cette nouvelle mise en scène, à connotation sixties, nous projette dans un univers volontairement (re)construit et ambigu.

Cette exposition bénéficie du soutien de l’Institut Camoes à Paris.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Julia Peker sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Leonor Antunes, Claire Fontaine