ART | EXPO

Ten Breaths

29 Avr - 13 Juin 2009
Vernissage le 29 Avr 2009

Caractéristique du travail de Fischl sur le corps, la série Ten Breaths exprime la fragilité et le conflit intérieur perpétuel propres à l’être humain que l’on retrouve aussi dans les œuvres de Rodin ou Giacometti.

Eric Fischl
Ten Breaths

Pour sa nouvelle exposition à la Galerie Daniel Templon, l’artiste américain Eric Fischl présente une exceptionnelle série de sculptures monumentales, Ten Breaths. Montrée pour la première fois à Paris, cette série a fait l’objet d’une grande exposition au Kestner Gesellschaft de Hanovre en 2008.

Depuis le début des années 1980, Eric Fischl peint le déclin de l’American Way of Life, ses tabous et ses contradictions. Son travail s’est orienté vers la sculpture à la fin des années 1990. Cherchant à mieux appréhender la tridimensionnalité de la figure humaine, il a commencé à réaliser des petits formats en argile.

Il a ainsi découvert un potentiel expressif beaucoup plus important. Comme il l’explique lui-même, « une partie importante de la mémoire se trouve dans les mains, pas dans les yeux. C’est pour cela que j’aime la sculpture. Il s’agit de mémoire enregistrée, de toutes les choses que j’ai touchées. »

L’exposition présente trois groupes de personnages grandeur nature et une figure seule. Les groupes sont inspirés de photographies prises par l’artiste, notamment d’une troupe de danseurs brésiliens. Caractéristiques du travail de Fischl sur le corps, ils expriment la fragilité et le conflit intérieur perpétuel propres à l’être humain que l’on retrouve aussi dans les œuvres de Rodin ou Giacometti.

Tumbling woman
est un hommage de l’artiste aux victimes du 11 septembre 2001. C’est une variation de la première sculpture exposée en 2002 au Rockefeller Center de New York et retirée après des plaintes du public. Certaines personnes avaient été choquées par la posture de cette femme qui rappelle les chutes des victimes du World Trade Center.

Pour l’artiste, « si vous regardez la sculpture en elle-même, elle ressemble à un rêve dans lequel un personnage flotte. Ici, il n’y a pas le poids qui représente l’écrasement et l’ondulation momentanés du corps au moment où il frappe le sol. »