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S’il y a lieu je pars avec vous

11 Sep - 26 Oct 2014
Vernissage le 11 Sep 2014

Cinq univers d’artistes sont réunis autour de la thématique de l’autoroute. Cette route anonyme et pourtant si familière, est ici leur territoire de création. Ils y partent à la recherche d’une histoire, souvent la leur. Pour tous, assurément, une invitation à se trouver, à se perdre... s’il y a lieu.

Antoine d’Agata, Alain Bublex, Sophie Calle, Stéphane Couturier, Julien Magre
S’il y a lieu je pars avec vous

L’autoroute est une boucle. D’un point de départ, on y revient toujours. Voilà cinq artistes partis sur la route à l’invitation du Bal. A la recherche d’une histoire, souvent la leur. L’autoroute, anonyme et pourtant si familière, devenue leur territoire de création, le terrain du «je».

Sophie Calle s’y installe, le temps d’une nuit. Elle nous attend cabine 7 du péage de Saint-Arnoult. Elle demande, à qui veut bien l’entendre: Où pourriez-vous m’emmener? Est-ce loin? Que quittez-vous?… D’étranges voisins, surgis des écrans de surveillance, semblent vouloir lui répondre.

Julien Magre voyage toujours en famille. Caroline, sa femme, une carte à la main, Louise et Suzanne ses deux filles, à l’arrière de la voiture, embarqués pour un road movie entre rêves, apparitions et hallucinations… Qu’avons-nous vu cette nuit-là?

Stéphane Couturier est observateur. Il réinvente le paysage classique en prélevant une portion de l’espace terrestre. Fragmentés, fractionnés, recomposés, sa route et ses morceaux de champs, de ponts, de chemins et d’habitations existent bien mais comment les lire dans cette déconstruction visuelle organisée?

Alain Bublex dans sa voiture. Ensemble, ils arpentent depuis bien longtemps déjà le bitume. Se dessinent alors des horizons artificiels et des aplats trompeurs. Des paysages pleins d’artifices pour nous emporter, nous troubler, nous bercer d’illusions. Car la réalité d’Alain Bublex ne semble pas être précisément celle que nous voyons… la vraie vie est ailleurs?

Enfin, Antoine d’Agata, parti sur les traces de ses origines. Paris-Marseille-Nice, la frontière italienne. Un journal, 36 jours sur la route, des rencontres, des retrouvailles, familiales et intimes, une histoire en train de se ré-écrire. Notes autobiographiques, fragments de paysages, de mémoires et de vies. En reviendra-t-il?

Pour tous, assurément, une invitation à se trouver, à se perdre… s’il y a lieu.

Diane Dufour et Fannie Escoulen, commissaires de l’exposition
Exposition réalisée avec le soutien de Vinci, mécène fondateur du Bal