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Rien à branler, des chiens!

17 Jan - 08 Mar 2003

Un ensemble d’œuvres d’Arnaud Labelle-Rojoux fait la part belle au chien, mais presque par accident. Elles sont habitées par l’animal, résonnent les unes les autres et brouillent les pistes…

Communiqué de presse (extraits)
Arnaud Labelle-Rojoux
Rien à branler, des chiens!

«Le chien ressemble à l’idée que l’homme se fait de lui-même» dit Arnaud Labelle-Rojoux. «Il se croit libre, il est, l’œil luisant, l’oreille en berne, la soumission au premier maître venu.» S’agit-il pour lui d’un thème? Non, d’un matériau comme le marbre ou la graisse, le fusain ou le ketchup… «Rien à branler, donc, des chiens!»…

Fidèle en cela à l’esprit «ésotérique troupier» caractérisant son auteur (selon la formule de Jean-Yves Jouannais), l’exposition «Rien à branler, des chiens!» fait la part belle au chien. Les œuvres se constituant en ensemble, elles établiront entre elles, sous l’apparence d’un premier degré canin à peu près évident, un jeu de résonnances plus complexe, voire franchement hermétique… Dogs Only Know…

Arnaud Labelle-Rojoux, qui, durant les années 1980 s’est essentiellement fait connaître dans le circuit de la performance (dont il s’est fait par ailleurs l’historien avec son livre aujourd’hui «culte» L’Acte pour l’art, 1988), et qui, à la suite d’un numéro de clowns resté mémorable avec Olivier Blanckart en 1997, avait suspendu son activité de performer, renoue avec cette pratique mais sous la forme de performances en duos.
Sept sont prévues dans sept lieux avec sept partenaires différents dans le cadre d’une programmation («Sept Sets») établie pour Le Plateau entre le 20 et le 26 janvier (parallèlement à l’exposition «De la représentation à l’action», 12 décembre-16 février).
Parmi les partenaires déjà connus: Véronique Boudier, Éric Maleine (Made In Éric), Laurent Quintreau, Xavier Boussiron… Plusieurs de ces artistes sont des familiers d’Arnaud Labelle-Rojoux, pour avoir participé à certains événements publics mis en œuvre par lui depuis une dizaine d’années, souvent inspirés par la forme du cabaret. Le duo, issu du music-hall, la réactive: elle implique l’idée d’échange, ou de complicité mais aussi de rivalité. Elle implique aussi des situations par nature non maîtrisables rejoignant la prise de risque propre à la performance.

Retrouvez le programme des performances sur les pages Événements du Calendrier de paris-art.com.

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