ART | EXPO

Picardie. Terre de bataille. Paysages en mutation

18 Déc - 27 Déc 2015
Vernissage le 17 Déc 2015

«Picardie, Terre de Bataille» ne parle pas que du passé. Dans cette exposition collective, les batailles actuelles touchent la vie sociale, la vie économique, la vie familiale, les questions de genre, de religion, les rapports des femmes et des hommes et les violences multiples qui expriment le désarroi d’une population désemparée.

Fatima Augusto, Bernard Chatain, Attila Cheyssial, William Gaye, Makinson Délivrance, Jean-Marc Planchon, Daniel Marcot, Eglantine Laval
Picardie – Terre de bataille – Paysages en mutation

La Picardie traverse une période périlleuse, elle cesse désormais d’être une région à part entière. Son histoire exceptionnelle est au cœur de la formation de la France, de la résistance de la France aux multiples attaques, invasions qui auraient pu l’affaiblir ou la démanteler.

Le pays picard a été, presque totalement bombardé, scarifié, éventré par les deux grandes guerres mondiales. L’économie picarde a subi des assauts multiples, s’est reprise puis s’est effondrée encore, et tente à nouveau de se relever. La Somme, l’Aisne, se dépeuplent.

«Picardie, Terre de Bataille» ne parle pas que du passé. Les batailles actuelles touchent la vie sociale, la vie économique, la vie familiale, les questions de genre, de religion, les rapports des femmes et des hommes et les violences multiples qui expriment le désarroi d’une population désemparée. Le rapport du paysage à l’histoire, met en exergue l’importance de la culture et de son ancrage dans le territoire.

Le rôle des plasticiens, des artistes consiste à réveiller nos consciences sur nos faiblesses, nos atouts, nos espérances. Les œuvres de cette exposition répondent à cette attente.

«Le paysage est-il mémoire? Quel est le rôle de la mémoire dans la perception du paysage? Est ce que je vis dans un «pays» ou dans un «paysage»? Le travail des artistes paysagistes est complémentaire à l’analyse des pays, au sens des atlas, et de leur évolution. Il s’inspire aussi bien de l’histoire ou de la sociologie, des formes, des vibrations, des couleurs et apporte un éclairage différent parce qu’il est «cadré » et donc intuitif, partiel, obnubilé, calé, décalé, partial, admiratif, naïf, critique, transversal et politique au sens premier.

L’histoire est une de nos clefs d’entrée, parce qu’elle laisse partout des traces, monuments, ruines, villes, villages, parcellaire, plantations, ouvrages d’art et parce qu’elle tintinnabule dans nos mémoires. Notre deuxième clef est le ciel, il a, en Picardie, une transparente épaisseur particulière. Notre troisième clef est associée à l’eau, de la mer, des rivières, des estuaires, presque invisible du voyageur pressé et pourtant omniprésente. Notre quatrième et dernière clef est celle des mutations. Les changements dans le paysage picard ont été et semblent incessants.»