ART | EXPO

New Paintings

10 Oct - 07 Nov 2009
Vernissage le 10 Oct 2009

D’abord assimilé au Pop Art, Peter Saul s’en est éloigné pour développer son propre langage fait de mauvaises blagues et de références irrévérencieuses. Contre-culture, humour, outrance, et mauvais goût: voilà les outils de ce «sale gosse de l’Amérique.»

Communiqué de presse 
Peter Saul
New Paintings

La galerie Praz-Delavallade présente la première exposition qu’elle consacre à l’artiste américain Peter Saul du 10 octobre au 7 novembre 2009.
Né en 1934 à San Francisco, Peter Saul est aujourd’hui reconnu comme une figure majeure de l’art contemporain aux Etats-Unis. Sa rétrospective, unanimement saluée, au Orange County Museum en 2008, a permis de mettre en avant cette figure hors norme et de redécouvrir une oeuvre unique par son ambition et son originalité.

D’abord assimilé au Pop Art, Peter Saul s’en éloigne pour développer son propre langage fait de mauvaises blagues et de références irrévérencieuses. Contre-culture, humour, outrance, et mauvais goût: voilà les outils de ce «sale gosse de l’Amérique.»

Au cours de ces quarante-cinq dernières années, il a revisité, à sa manière, les chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art et a développé sa propre vision de l’Histoire. Une vision radicale qui ne va pas dans le sens de la grandeur mais propose un nouveau regard au travers du prisme de la culture populaire contemporaine. Peter Saul renvoie l’histoire à sa vérité première: un mélange de terreur et de romance.

Il raconte des histoires, sur un mode parfois salace, basées sur des événements historiques, sur l’histoire de l’art, ou bien encore sur la mythologie. Elles lui servent à mettre en avant la perversité, l’avidité, la boulimie, l’arrogance, la paresse, l’agressivité d’une Amérique triomphante et souvent détestée.

Ses compositions chaotiques empruntent à la peinture classique certains principes de construction: il dessine sur la toile, réalise les fonds, dispose d’abord les objets secondaires afin, ensuite de dilater le sujet noble. Les couleurs acides, l’annulation de la perspective transforment ces images en vignettes de bande dessinée. Quand il s’attaque aux chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art et les traite comme un caricaturiste, il réalise là un véritable hold-up de l’image, parodiant l’art et la critique en général. 

«Saul a su développer un style entièrement dédié au retournement de l’utopie de tous les idéaux au moyen d’une «bande dessinée muséale». De par sa façon de mettre à jour les ambivalences de la culture américaine et sa dialectique perverse du bon et du méchant, il est peut-être celui qui a su le mieux illustrer notre époque, celui le mieux à même de documenter la chute de l’empire américain.»

Vernissage
Samedi 10 octobre. 16h-21h.

critique

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