ART | EXPO

Moving. Norman Foster on art

03 Mai - 15 Sep 2013
Vernissage le 03 Mai 2013

Pour l'exposition anniversaire de Carré d'Art, l’architecte et collectionneur Norman Foster a été invité à en être le commissaire, célébrant le bâtiment qu'il a lui-même construit il y a tout juste 20 ans. Cette exposition est composée d’œuvres de sa collection, de celle de Carré d’art et de plusieurs pièces réalisées pour l’occasion et in situ.

Joseph Albers, Jonathas De Andrade, Birgir Andrésson, Michael Andrews, Giovanni Anselmo, André-Pierre Arnal, Juan Asensio, Miguel Barceló, Max Bill, Umberto Boccioni, Mayo Bucher, Daniel Buren, Alexandre Calder, Los Carpinteros, Cesar, Alan Charlton, Philippe Decrauzat, Marcel Duchamp, Olafur Eliasson, Equipo 57, Dan Flavin, Bill Fontana, Corsin Fontana, John Gerrard, Alberto Giacometti, Gotthard Graubner, Andreas Gursky, Terence Haggerty, David Hockney, Yoon Hee Chang, Lluís Hortalà, Cristina Iglesias, Callum Innes, Prudencio Irazabal, Hans Josephsohn, Donald Judd, Yves Klein, Luisa Lambri, Daniel Lergon, Sol Lewitt, David Maisel, Iñigo Manglano-Ovalle, Jason Martin, Henry Moore, Olivier Mosset, Juan Muñoz, John Murphy, Barbara Mungenast, Nuno Ramos, César Paternosto, George Rickey, Bridget Riley, Miguel Angel Ríos, Michal Rovner, Mark Rothko, Tomás Saraceno, Richard Serra, Ettore Spalletti, Pierre Soulages, Matias Spescha, William Turner, Marc Vaux, Not Vital, Ai Weiwei
Moving. Norman Foster on art

Norman Foster est un amateur d’art avisé et avec sa femme, un grand collectionneur. La sélection est composée pour la plupart d’œuvres d’artistes qu’il collectionne et avec qui lui et sa famille vivent au quotidien. On y trouvera des œuvres d’artistes historiques comme Alberto Giacometti ou Alexandre Calder jusqu’à des artistes contemporains, pour certains d’entre eux très peu montrés en France.

Cette exposition permettra d’entrer dans la pensée d’un des plus grands architectes contemporains qui se nourrit des propositions artistiques de l’Art Moderne mais aussi de la création la plus émergente.

Quelques œuvres choisies de la collection de Carré d’Art seront mêlées à l’accrochage de Norman Foster, avec la présentation notamment de l’ensemble des œuvres de Gerhard Richter ou Le Voyage d’Hiver de Juan Munoz.

Présentation de l’exposition par Jean-Marc Prévost

«L’axe de l’exposition Moving. Norman Foster on Art propose sur les deux étages de Carré d’Art-Musée d’art contemporain une présentation d’un ensemble d’œuvres d’artistes que Norman Foster apprécie, côtoie et collectionne. Architecte, il est également un grand collectionneur qui porte aussi bien un regard sur les grandes figures de l’Art Moderne que sur les artistes émergents et le design.

Pour Nîmes, il a pris exceptionnellement le rôle de commissaire d’exposition. L’accompagner dans ce projet a été un moment privilégié pour entrer dans un monde singulier, entrer dans le processus de pensée d’un des plus grands architectes contemporains. L’exposition est le passage de l’espace privé à l’espace muséal, bien que paradoxalement en qualité d’architecte de Carré d’Art, construit il y a 20 ans, il en connaisse parfaitement les espaces pour se sentir chez lui. Le musée oblige à penser un parcours muséographique, les œuvres doivent dialoguer entre elles et rencontrer un public. L’exposition investit totalement Carré d’art avec la présence dans le hall et l’escalier central d’installations de Nuno Ramos, Olafur Eliasson et Bill Fontana conçues spécifiquement pour le lieu. Qu’elles soient sculpturales ou sonores, elles dialoguent avec l’architecture mais aussi l’histoire du lieu.

La passion pour le mouvement et la vitesse des Futuristes est partagée par Norman Foster, d’où Moving le titre de l’exposition, mais aussi visible dans son intérêt pour les formes du design et plus particulièrement celles des automobiles ou des avions. Dans ce champ spécifique, il s’agit de penser la forme d’un objet en relation avec les contingences qui lui sont extérieures, mais aussi faire en sorte que la forme suive la fonction qui lui est assignée. En dernière instance, il ne faudrait pas oublier la dimension politique du projet Futuriste qui par la destruction des formes classiques voulait que l’art soit un des vecteurs de la création d’un monde nouveau.
Les formes de l’abstraction sont très représentées dans l’exposition mais ne doivent pas occulter la présence de la figure humaine aussi bien chez Giacometti, Josephsohn ou des artistes plus contemporains. La présence de l’abstraction géométrique répond à une abstraction beaucoup plus sensible et a forcément à voir avec l’architecture dans son questionnement de l’organisation de l’espace. Il y est question du spirituel dans l’art mais aussi d’applications concrètes des données abstraites dans le champ de l’architecture ou du design qui seront essentielles pour De Stijl et les Constructivistes. La dimension décorative de l’art abstrait a aussi partie liée avec son intégration dans des projets architecturaux.

Mouvement, vitesse, masse, fluidité, abstraction, figuration, espace, immanence, transcendance, gravité, légèreté, matérialité, spiritualité sont quelques clés pour trouver le fil d’Ariane de l’exposition. Les choix de Norman Foster se sont portés sur des œuvres qui définissent un espace poétique, résistent parfois à l’interprétation, mais existent essentiellement dans un rapport au monde.»

Le Catalogue bilingue français-anglais, coédité avec Ivorypress, pensé comme un livre représentant le musée imaginaire de l’architecte, présente également un entretien de Norman Foster avec Jean-Marc Prévost, directeur du Carré d’art

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