DANSE | FESTIVAL

Montpellier danse 2010

18 Juin - 07 Juil 2010
Vernissage le 18 Juin 2010

Le festival a aujourd’hui trente ans et offre une édition exceptionnelle, foisonnante et particulièrement riche pour fêter cet anniversaire, des grandes figures de la danse contemporaine, comme Merce Cunningham, aux chorégraphes incontournables de la scène internationale.

Merce Cunningham, Germana Civera, Salia Sanou, Bouchra Ouizguen, Trisha Brown, Alain Buffard, William Forsythe, Kader Attou, Akram Khan, Cecilia Bengolea, François Chaignaud, Régine Chopinot, Anne Teresa De Keersmaeker, Raimund Hoghe, Mathilde Monnier, Boris Charmatz…
Montpellier danse 2010

L’art chorégraphique est devenu au fil des années un élément central du paysage culturel de Montpellier et de la Région. Ainsi, au-delà des lieux traditionnels de représentation, des spectacles décentralisés sont offerts dans les 31 communes de l’Agglomération et aux habitants du Languedoc-Roussillon, jusqu’à Aigues-Mortes, Perpignan, Carcassonne…

Cette année, le festival inaugure l’Agora, cité internationale de la danse: un lieu unique en Europe mis au service des artistes. Deux espaces seront totalement dédiés au public: la sale Béjart et le théâtre de plein air, désormais Théâtre de l’Agora.

Trente ans, c’est l’âge de l’expérience acquise ! Ainsi, très logiquement, les éléments de cette maturité seront-ils présents dans cette édition. En premier lieu avec la figure de Dominique Bagouet, le génial « inventeur » de cette aventure, et des figures éminentes de la danse contemporaine malheureusement disparues qui viendront nous montrer le chemin parcouru: Merce Cunningham et Maurice Béjart.

Trente ans mais aussi le début d’un nouveau siècle… Pour marquer ce nouveau départ, il fallait retrouver ceux qui, aujourd’hui, représentent des formes neuves, innovantes, bousculantes de l’art chorégraphique.

Le nom de William Forsythe vient immédiatement à l’esprit brouillant les conventions, inversant les places de l’acteur et du spectateur, obligeant à convertir le regard, ce chorégraphe surprend toujours dans un lieu inattendu. Raimund Hoghe est un autre exemple de ces créations dont un festival est honoré: dans un style ramassé, intériorisé jusqu’au dépouillement, il touche au plus profond ce que l’on n’osait exprimer.
Et puis, Mathilde Monnier qui est chez elle dans cette Agora montpelliéraine: à la tête du Centre chorégraphique national, elle invente mille expressions des plus collectives aux plus individuelles, des plus festives aux plus brutales, montrant comment un artiste peut se renouveler.

Mais dans cette actualité de la danse, comment ne pas citer Alonzo King, Boris Charmatz, Akram Khan, Anne Teresa De Keersmaeker dans des styles et des inventions qui nous enchantent?
C’est le monde entier qui vient sur nos plateaux et qui bousculera nos regards. Dans un théâtre rénové, en forme de coeur de pierre qui bat et sous un ciel dont la Méditerranée a le secret, nous partirons à nouveau à la découverte.