ART | EXPO COLLECTIVE

Monsieur Miroir

21 Sep - 06 Nov 2010
Vernissage le 20 Sep 2010

Les œuvres rassemblées ici opèrent des glissements de sens selon différentes modalités: ressemblances, adaptations, traductions, codifications, dégradations, échos et réverbérations, autant de jeux de miroirs possibles.

Neïl Beloufa, Julien Bismuth, Isabelle Cornaro, Benoît Maire, Mick Peter, Soraya Rhofir, Ernesto Sartori, Jessica Warboys
Monsieur Miroir

La Fondation d’entreprise Ricard accueille l’exposition «Monsieur Miroir» du 21 septembre au 6 novembre 2010. Emilie Renard, commissaire d’exposition de cette 12e édition du Prix Fondation d’entreprise Ricard, nous parle de Monsieur Miroir: «Monsieur Miroir trompe l’œil. Il voit tout en un clin d’œil. En réalité, il ne reflète qu’une face des choses et beaucoup d’autres lui demeurent cachées tant il annule les profondeurs et confond les plans. Mais Monsieur Miroir tient le beau rôle: il représente l’analogie, il la personnifie même.

Il est le point de vue commun, l’outil de vision efficace des correspondances entre les artistes d’une part et à l’intérieur de chacune de leurs propositions d’autre part. Il est le lieu d’hypothétiques coïncidences visuelles entre des éléments visiblement hétérogènes, l’unique transition entre les huit artistes de l’exposition.

Chacun d’eux articule une diversité de médiums, faisant passer formes, images, signes et données d’un ordre sensible à un autre. Leurs œuvres sont alors les scènes d’équivalences et de glissements de sens selon différentes modalités — ressemblances, adaptations, traductions, codifications, dégradations, échos et réverbérations —, testant au passage la résistance ou l’instabilité d’une source jusqu’à sa complète métamorphose.

En donnant à voir leurs déplacements successifs, les œuvres perdent au passage toute notion d’original, si bien que dans l’exposition, on ne sait jamais où les choses commencent ni où elles finissent. C’est là qu’intervient Monsieur Miroir, en héros de la situation: il propose une unité transitoire au divers et confirme qu’il n’ait pas besoin d’original pour voir des reflets. Autant dire qu’il tient l’exposition dans son œil tant il raisonne par associations dans les raccourcis de sa rétine plate. Venez voir Monsieur Miroir».