ART | EXPO

Mona Hatoum

25 Jan - 01 Mar 2008

Treize ans après sa dernière exposition personnelle à la galerie, Chantal Crousel présente une exposition d’oeuvres récentes et nouvelles de Mona Hatoum.
À travers six oeuvres sculpturales, relatives aux sphères d’intimité de l’artiste et du spectateur, l’artiste articule une friction continue entre les notions de domicile, de protection, de chaleur, et leurs contraires.

Mona Hatoum
Mona Hatoum

Treize ans après sa dernière exposition personnelle à la galerie, Chantal Crousel a le plaisir d’annoncer une exposition d’oeuvres récentes et nouvelles de Mona Hatoum.
Le travail de cette artiste a été largement présenté en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, à Mexico.
À travers six oeuvres sculpturales, relatives aux sphères d’intimité de l’artiste et du spectateur, Mona Hatoum articule une friction continue entre les notions de domicile, de protection, de chaleur, et leurs contraires.

MOBILE HOME, 2005
Une installation contenue et dramatique, qui met en scène des objets familiers, domestiques, chargés d’une mémoire riche et reconnaissable du chez-soi et de l’exil. Les fils à linge mouvants – étrangement festifs – et les éléments familiers qui glissent sur le sol le long de câbles quasi
imperceptibles au moyen d’un système de poulie, fixé entre deux barricades de rue parallèles, créent un espace fermé. Cette chambre produit une sensation d’inquiétude sur le spectateur à la fois fasciné et déstabilisé.

NATURE MORTE AUX GRENADES
, 2006-2007
Une composition somptueuse et paisible, consistant en une série très variée de quelques 60 formes en cristal soufflées à la main aux couleurs chatoyantes, disposées sur une table roulante en acier.

BUKHARA (ROUGE ET BLANC), 2007
Ce tapis persan aux dessins géométriques est l’un des objets familiers dont Mona Hatoum se souvient, et qui meublaient la maison de son enfance. Un prélèvement manuel de la laine – comme mangée par les mites ou érodée par un quelconque impact extérieur – fait apparaître des zones qui font penser à la mappemonde selon la Projection de Peters, qui présente tous les pays et les continents du globe selon leur réelle proportion les uns par rapport aux autres. Nous retrouvons cette forme dans l’oeuvre sur papier PROJECTION, 2006, réalisée en coton et
abaca.

KEFFIEH, II, 2007
Emblématique du monde arabe, ce couvre-chef est réalisé selon la technique traditionnelle de pose  de fil de métal et de cannetille, à l’aiguille. Cette technique est la même que celle utilisée pour faire des habits d’académiciens ainsi que des décorations militaires des officiers supérieurs des armées. Cette technique venue de Perse au XIIème siècle fut abondamment utilisée par les rois de France et la noblesse pour enrichir vêtements et blasons.

MISBAH, 2006.
Misbah est le mot arabe pour lanterne. Cette lanterne en cuivre, réalisée de manière traditionnelle au Caire, orne les maisons et enchante les familles par ses découpages féeriques, souvent des étoiles. Ici, Mona Hatoum a ajouté des silhouettes de soldats, pointant leur fusil. Un moteur fait lentement tourner la lanterne, qui projette ainsi un mouvement perpétuel, à la fois fascinant et dérangeant, de soldats en marche.

JARDIN SUSPENDU, 2008
Un mur fait de sacs de sable, comme ceux utilisés aux postes de contrôle et aux passages de frontières, et que nous voyons proliférer dans les zones de guerre partout dans le monde. Leur surface inhospitalière peut pourtant devenir le sol où des graines apportées par le vent s’enracinent et fleurissent.
Une série de travaux sur papier – Nuages – Découpages -Frottages – complète cette exposition.
Chantal Crousel remercie Martin Hurel et la Maison Hurel de leur précieuse collaboration pour la réalisation du Keffieh, II.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Julia Peker sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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