PHOTO | EXPO

Mea Culpa d’un sceptique

22 Mar - 07 Mai 2016
Vernissage le 21 Mar 2016

A trop vouloir se prémunir des illusions, le sceptique en arrive à empêcher certaines révélations d’affleurer. Dove Allouche pense justement la photographie dans sa dimension révélatrice. L’exposition «Mea culpa d’un sceptique» met en place un processus technique permettant aux images de se générer elle-même, et révèle ainsi le travail du temps.

AGENDA / ART
Dove Allouche
Mea culpa d’un sceptique

Dove Allouche combine le dessin et la photo pour élaborer des œuvres reflétant l’écoulement du temps. L’artiste est habitué à travailler à partir de photos, utilisant parfois l’acide pour attaquer ou révéler une image sur des plaques de cuivre. Il conçoit les processus de reproductions photographiques, mécaniques, graphiques comme autant d’expériences du temps.

Le titre de l’exposition présentée à la Fondation Ricard, «Mea culpa d’un sceptique», est extrait d’une note écrite en 1903 par le paléontologiste Emile Cartailhac lorsqu’il ressortit de la grotte d’Altamira en Espagne dont il venait d’admirer les parois ornées. Lui qui avait dénié pendant plus de vingt ans la capacité de nos ancêtres du Paléolithique à produire de telles œuvres, reconnaît l’erreur en laquelle l‘avait induit son scepticisme et décide de réorienter ses études à partir de cette découverte majeure.

Prenant cette anecdote comme point de départ, Dove Allouche a entrepris de nouvelles formes de production d’images pour tenter de mettre en place un processus permettant à celles-ci de se générer elles-mêmes.

Les productions récentes de Dove Allouche font référence à l’art pariétal, élargissement naturel de l’intérêt de l’artiste envers les éléments primordiaux de la Terre des origines. Utilisant des procédés combinant le dessin et la photographie, Allouche élabore des œuvres reflétant l’écoulement du temps qui, par leur dévoilement dans l’espace, s’affrontent aux mystères des toutes premières formes de fabrication des images par l’homme.

Vernissage
Lundi 21 mars 2016, 18h30

critique

Mea Culpa d’un sceptique