ART | EXPO

Matter, Grey

28 Fév - 22 Avr 2006
Vernissage le 25 Fév 2006

Exposition collective organisée par Joseph Kosuth. Le titre «Matter, Grey» est à la fois l’aspect achromatique des œuvres de l’exposition et la «matière grise» à laquelle s’adressent les œuvres et dont elles sont issues.

René Magritte, Joseph Kosuth, Hanne Darboven, Tino Sehgal
Matter, Grey

Le titre « Matter, Grey » est à la fois l’aspect achromatique des œuvres de l’exposition et naturellement la « matière grise » à laquelle s’adressent les œuvres et d’où elles viennent.

Cette exposition réunissant plusieurs artistes fait partie des «petites expositions informelles» (« Matter, Grey » is more in the series of shows I have curated more casually and within the convention of other small curated shows”) qu’a pu organiser Joseph Kosuth par opposition aux grandes installations («large curated installations») qu’il a réalisé pour des musées par exemple: Brooklyn Museum (1990), Vienna Secession (1989), Palais des Beaux Arts de Bruxelles (1990).

Petites ou grandes «curated installations» l’artiste et curator y met du sens («surplus meaning»), un supplément de sens qu’il crée en étant le commissaire ce qui est aussi un sujet, une question.

René Magritte est au coeur de « Matter, Grey »; considéré par Joseph Kosuth comme le précurseur de l’art conceptuel qu’on peut peut-être qualifier d’art au service des idées, au sujet du sens plutôt que «sur la forme et les matériaux».

L’art conceptuel pris comme une sorte de mouvement «a évolué vers quelque chose de beaucoup plus important» et est une base de la pratique de l’art post-moderniste. Les matériaux ou dispositifs: comme néon, langage, appropriation, installations composées de ces matériaux dont aussi la photographie, introduits en grande partie par Joseph Kosuth, ont été complétement assimilés et sont issus des média «populaires» (néon, publicité…).

Même si les œuvres ne reflètent pas la culture populaire, leurs dispositifs ne font pas référence aux solutions formelles connues antérieurement dans l’art.

« Matter, Grey », se compose:
— d’une œuvre de René Magritte, exceptionnellement prêtée par la Fondation René Magritte (Bruxelles), inédite, elle n’a jamais été présentée, il s’agit d’une installation murale.

— d’une œuvre historique de Joseph Kosuth The Solution of the Riddle qui a été montrée à la galerie Leo Castelli en 1986 à New York sous la forme d’un papier peint; l’œuvre était imprimée se repétant dans tout l’espace de la galerie. Elle fait partie du travail de Joseph Kosuth sur Freud durant les années 1980 et a pour sujet l’erreur sur un mot écrit, ici, une faute d’orthographe qui change le sens, créant le malentendu, sujet central à différents chapitres.

The Solution of the Riddle ici unique, non répétée est réalisée en néon. Wittgenstein peut être considéré comme un maître à penser sur le sujet de la perception ou le sens de la pratique artistique par exemple, son œuvre est aux sources de celle de Joseph Kosuth avec celle de Sigmund Freud, cette dernière notamment car elle est devenue internationale et a influé sur notre manière de percevoir et de créer, en tout cas dans l’Occident «élargi» pourrait-on dire.

— d’œuvres d’Hanne Darboven, personnalité singulière de la même génération que Joseph Kosuth, et d’Haim Steinbach aussi comme représentant d’une résistance à la «Transavanguardia» des années 1980.

— d’une pièce de Tino Sehgall: With Tino Sehgal, we may have Bertolt Brecht, but sitting in the audience not on stage, having a chat about institutional critique in a way which tries to resist its own institutionalization

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Emmanuel Posnic sur cette exposition.
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