ART | EXPO

MaLeVoLeNcE

27 Oct - 24 Nov 2012
Vernissage le 26 Oct 2012

Donelle Woolford se présente comme un personnage fictionnel, pouvant prendre différentes identités, à tel point que le spectateur ne sait plus vraiment qui produit les œuvres qu’elle propose. Visuellement, ses peintures sont d'apparentes références à des styles et artistes connus. Elles apparaissent finalement comme des doublures ou des fac-similés.

Donelle Woolford
MaLeVoLeNcE

Donelle Woolford a décidé de prendre l’identité d’un artiste en milieu de carrière. En tant que personnage fictionnel, elle peut faire cela. Elle a juste besoin d’une motivation, quelques nouvelles intrigues, quelques conflits et illico: Acte II.
D’un simple geste, Donelle Woolford a désormais 58 ans, confortablement installée dans une sagesse propre à celle des artistes en milieu de carrière profond, engagé, frappant, sincère, le genre sensible d’artiste que l’on peut être.
Par le biais d’une série de Joke paintings, « MaLeVoLeNcE » chronique les aventures d’un personnage qui se prénomme Richard Qui:

Richard Pr

Richard Pryor ou Richard Prince? Quelque soit celui qui émerge de notre conscience, il nous place (nous et eux) dans une catégorie à l’exclusion de l’autre. Richard Pryor était noir. Richard Prince est blanc. Richard Pryor racontait des blagues. Richard Prince peignait des blagues. Richard Pryor inventa un nouveau genre de comédie explicitement identitaire qui, une fois engagée, demeurait sans possible retour, peu importait qu’il soit destructeur. Richard Prince initia l’acte d’appropriation, un geste qui, une fois réalisé, sans possible retour, peu importait qu’il soit productif.

Les Joke paintings de Donelle Woolford interrogent cette dichotomie entre destruction/production.
Visuellement, les peintures de Donelle Woolford sont d’apparentes références à des styles et artistes connus. Ses peintures sont des doublures, des fac-similés, des éléments scéniques. Les peintures, couvertes au marqueur, à la peinture acrylique et au stylo bille, sont les signes bavards de leur processus et de leurs repentirs, l’évidence de ce que l’artiste pense tout haut. Sauf que, dans le cas de Donelle Woolford, tous ces signes ont été pensés avant leur exécution, et ainsi ont pu être exécuté par les mains expertes des assistants de l’artiste; Il n’est pas important de savoir qui fait les peintures de Donelle Woolford. Non pas qu’elle s’intéresse à la question de l’auteur, elle préfère simplement ne pas réaliser son propre travail.

Dans le cadre de ces expositions, Dick’s Last Stand, une performance de 45 minutes sera présentée au Palais de Tokyo le 27 octobre 2012. Dick’s Last Stand est une réplique exacte de la dernière édition de l’émission de télé « Richard Pryor show » diffusée en 1977 sur une chaîne populaire américaine. Cette formidable déconstruction du genre est un commentaire social subversif qui trouve encore tout son écho aujourd’hui.

A l’occasion de l’exposition sera publié le livre Dick Jokes, recueil de plaisanteries obscènes des cinquante dernières années aux Etats-Unis.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par François Salmeron sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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