ART | EXPO

Mais…

18 Sep - 01 Nov 2010
Vernissage le 17 Sep 2010

Bernard Quesniaux tente de répondre aux grandes questions qui animent l'art depuis la modernité. Sa posture volontairement potache l’amène à repousser sans cesse les limites de la peinture et à en détourner ses contraintes, avec une fausse naïveté.

Bernard Quesniaux
Mais…

«La peinture de Bernard Quesniaux, mégalomane et misérable, se traite elle-même d’idiote (…), non pas qu’elle penserait sincèrement cela d’elle-même, mais parce qu’elle n’arrive pas à se convaincre du contraire.» (Jean-Yves Jouannais)

Les titres absurdes de ses oeuvres reflètent l’ironie avec laquelle Bernard Quesniaux aborde la peinture: Tableau à moitié loupé, Tableau indéfendable, Surface à tableau, Type gelé, Les chiens purement inventés…

Bernard Quesniaux tente de répondre aux grandes questions qui animent la peinture et la sculpture depuis la modernité: le monochrome (Monochrome sauf en bas à gauche), la figuration ou l’abstraction (Dessin figuratif mais abstrait), le socle (avec ce titre d’oeuvre explicite La Question du socle), ou encore la matière.

La posture volontairement potache de l’artiste l’amène à repousser sans cesse les limites de la peinture et à en détourner ses contraintes, avec une fausse naïveté.

Au Frac Basse-Normandie, l’artiste présente des peintures et de nouvelles oeuvres produites pour cette exposition.

Dans l’une des salles, Flouid make up, Les Alus et Paysage de neige mais en été sont gardés par un chien en polystyrène blanc, Chien purement inventé bien sûr. Ces peintures sont «gonflées» et dessinent des excroissances au statut indéfinissable entre peinture, objet et sculpture.

À proximité, un Tableau utilitaire, sur lequel on peut s’asseoir au risque de ne plus voir le tableau, jouxte des Tableaux inutilisables qui n’auraient pas d’autres fonctions que de remplir les murs.

À l’étage, créés pour l’occasion, sont présentés deux grandes toiles et un personnage fixé au mur qui tient en laisse un chien empaillé. Dans cette dernière oeuvre, ce n’est pas tant la question de la mort que celle des faux-semblants et du mensonge qui intéresse Bernard Quesniaux.

Le chien fait le lien entre les deux salles d’exposition, il est en même temps un ersatz de figure humaine et de spectateur donnant l’échelle des oeuvres. Dans un esprit ludique, l’artiste interroge une possible usurpation: il serait peintre mais n’en est pas vraiment sûr.

L’exposition montre la cohérence de son oeuvre, pleine de contradictions comme le rappelle le titre de l’exposition « Mais… ».

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Jessy Ducreux sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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