ART | EXPO

Les Pélagiques #2. La mesure des choses

17 Mar - 18 Juin 2012
Vernissage le 16 Mar 2012

Invité par le musée, l’artiste Philippe Richard a imaginé un parcours-exposition original. Dans un dédale offrant mille et une surprises, les oeuvres des musées, peintures, anciennes ou contemporaines, objets d’ethnographie, animaux naturalisés,… se répondent et rencontrent celles de Philippe Richard et d’artistes invités.

Philippe Richard
Les Pélagiques #2. La mesure des choses

Deuxième temps du voyage proposé par Philippe Richard, «Les Pélagiques#2», interroge les territoires, la cartographie, le déplacement et la mesure de l’espace. Cette séquence rassemble des cartes anciennes issues des collections du musée et des dessins de plusieurs artistes contemporains: Einar Garibaldi Eriksson, Jacques Malgorn, Peter Soriano, Robert Filliou, Jacques Bernard, Bernard Moninot, et Philippe Richard lui-même.

La mesure des choses traite de la représentation cartographique du monde et de la relation que l’homme entretient avec son environnement. La représentation des lieux diffère à deux endroits du globe. La carte, c’est à la fois une représentation mentale d’un lieu et un outil du pouvoir. On y voit l’espace conquis ou à conquérir et le chemin pour parvenir à ses fins. Dans cette séquence, il y a des vues aériennes et des plans de toutes sortes: de villes, de bateaux, de terrassement… Il y a aussi des invités. Peter Soriano conçoit des espaces «ramassés», repliés sur eux-mêmes. Ses dessins représentent en quelque sorte la mémoire de l’espace représenté.

Les aquarelles ont des qualités plastiques qui dépassent le propos. Jacques Malgorn fait aussi des collages qui défient notre sens de la géographie. Les dessins de Bernard Moninot traitent de la représentation de l’espace entre les choses. Certains plans réalisés pour la construction des cubes à l’extérieur du musée sont aussi exposés. Je ne sais pas faire un plan en trois dimensions: comment expliquer à distance à quelqu’un ce que j’avais en tête? Quand on ne sait pas faire quelque chose mais qu’on doit le faire, on devient beaucoup plus créatif.