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Les Arbres grandissent et les fluides circulent: eau, chaleur, monument

14 Mar - 28 Avr 2007

Monument (déviation), 2007, est une installation spécifiquement conçue pour la galerie Jocelyn Wolff. L’eau de pluie est conduite au sein de la galerie pour être transformée en source de chaleur par une chaudière...

Communiqué de presse Katinka Bock
Les Arbres grandissent et les fluides circulent: eau, chaleur, monument

Monument (déviation), 2007, est une installation spécifiquement conçue pour la galerie Jocelyn Wolff. L’eau de pluie est conduite au sein de la galerie pour être transformée en source de chaleur par une chaudière. Monument (déviation) repose sur la transformation d’une matière élémentaire pour produire une énergie, fragile, insaisissable, en constant renouvellement. Les circulations des fluides rendues visibles par le déploiement de multiples tuyaux, délimitent alors un nouvel espace au sein de la galerie: un «coin chaud», à proximité duquel sont dispersés des ensembles de roches anthracites, Sechs Prozent Flüchtige Bestandteile.

Reliant l’espace intérieur de la galerie aux aléas du climat, ce «monument» tout en mouvement est aussi une allusion discrète à l’histoire du peuplement du quartier de Belleville, aux divers flux et reflux des émigrés.

Une série de sculptures évoquent à échelle réduite les monuments les plus emblématiques de la capitale parisienne. Le Socle, 2007, est un cube évidé en pierre de Paris dont la forme et les proportions reprennent précisément celle de l’Arche de la Défense conçue par Otto von Spreckelsen. Les Proportions dans l’inégalité, 2007, est une fragile pyramide de riz basées sur les dimensions extérieures de la Pyramide du Louvre de Ieoh Ming Pei…

Sculptures, maquettes ou objets relevant du domaine du design, les œuvres de Katinka Bock se confrontent à cette esthétique monumentale aux formes géométriques simples (cube, pyramide, sphère…), propres aux Grands Projets mis en œuvre par François Mitterrand.

Enfin, une sculpture taillée en forme de pomme de terre dans du hêtre, recouverte de feuille d’or et brûlée, constitue un monument dédié à un besoin quotidien et vital, en écho au Monument (déviation) qui parcourt la galerie.

Par une démarche s’inscrivant dans la lignée de l’arte povera et du minimalisme, le recours à des matériaux issus de la terre, le détournement de phénomènes naturels et physiques, Katinka Bock s’intéresse à l’espace politique de la cité, aux représentations du pouvoir et à l’histoire vécue par les populations.

 

 

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