ART | EXPO

L’eau qui dort

25 Nov - 03 Jan 2016
Vernissage le 24 Nov 2015

Michael Pinsky investit le canal de l’Ourcq à La Villette avec une œuvre flottante de 40 pièces. Il est allé chercher dans les profondeurs des eaux du canal, les épaves domestiques dont la communauté s’est débarrassée. En les exposant à la surface, il redonne ainsi vie à des objets à la fois étranges et familiers.

Michael Pinsky
L’eau qui dort

En écho à la Cop21, La Villette et ArtCop21 invitent Michael Pinsky à investir le canal de l’Ourcq avec l’œuvre L’eau qui dort, composée d’une quarantaine de pièces flottantes, de part et d’autre des 2 rives.

Les canaux de Paris, voies de communication historiques et durables par essence, sont un lieu d’échange et de ressource clé dans notre histoire. Mais cet écosystème, très sensible au climat, est aussi bien souvent le réceptacle des encombrants jetés par les riverains. Décharge invisible qui dissimule notre trop plein d’objets sous ses eaux dormantes. A l’aide d’une équipe de plongeurs et des services des canaux de Paris, l’artiste Michael Pinsky est allé chercher dans les profondeurs des eaux et de l’oubli, les épaves domestiques, dont la communauté s’est débarrassée, pour les exposer à la surface.

Confrontant la société à sa production de déchets, l’artiste Michael Pinsky redonne vie et met en lumière à la surface du canal: vélos, bidon, caddies, panneaux, à la fois étranges et familiers.

L’installation est accompagnée d’une bande sonore réalisée à partir de ces objets métalliques sortis des eaux. Le public est invité à la télécharger sur son téléphone et à l’écouter à proximité de l’œuvre. Le son des objets, utilisés comme de véritables instruments, provoque une vague de vibrations qui résonne dans le corps des spectateurs.

Cette partition musicale sonore est créée en atelier avec des groupes d’adolescents vivants à proximité du parc et ce, dans le cadre de la démarche de médiation initiée par La Villette.

L’œuvre agit positivement sur l’environnement en nettoyant le canal au vu et au su des passants interpellés. Avec cette œuvre poétique et pédagogique, Michael Pinsky invite à s’interroger sur les conséquences d’un geste «banal», celui de jeter, reproduit à l’échelle de la société.