ART | EXPO

La Parade des cannibales

28 Nov - 16 Jan 2010
Vernissage le 28 Nov 2009

Le travail de Xavier Noiret-Thomé revêt des formes plurielles. Même si l’essentiel de sa pratique s’exerce dans le domaine de la peinture et dans l’espace circonscrit du tableau, une exploration approfondie de son oeuvre démontre une rare variété de typologies picturales.

Xavier Noiret-Thomé
La Parade des cannibales

«La peinture est un espace bidimensionnel qui, dans son interface avec le regardeur, évolue dans la quatrième dimension. Lors de cette rencontre électrique, elle se joue de l’espace et du temps dans son continuum.» Xavier Noiret-Thomé

Il n’est pas aisé de dépeindre en quelques phrases le travail de Xavier Noiret-Thomé, tant celui-ci revêt des formes plurielles. Même si l’essentiel de la pratique de l’artiste s’exerce dans le domaine de la peinture et dans l’espace circonscrit du tableau, une exploration approfondie de son oeuvre démontre une rare variété de typologies picturales.

Depuis quinze ans, ce peintre français explore tous les «ismes» et les genres de ce médium, sans pour autant suivre une quelconque chronologie ou fil programmatique. La peinture, disséquée, absorbée et digérée, s’élabore dans une véritable entreprise de «cannibal-isme».

Point de séries à proprement parler, mais des familles qui se constituent en rhizome et s’alimentent mutuellement, empiriquement. Difficile donc pour le spectateur de suivre cette logique interne qui se joue des styles, des hiérarchies, de même que du continuum temporel et formel auquel il est le plus souvent habitué.

D’aucun pourrait rattacher ce travail à un exercice postmoderne aux accents cyniques. Il n’en est rien. Xavier Noiret-Thomé semble plutôt vouloir s’approprier un large vocabulaire lui permettant d’évoluer en toute liberté et de bousculer cette «vieille dame respectable»: la peinture. Ces recherches à la fois iconoclastes et iconophiles opèrent des télescopages inédits. Se dégage alors de ses propositions une fraîcheur sombre dont l’humour n’est jamais très éloigné du drame, où les couleurs acides viennent côtoyer le chrome; où le dessin à la bombe balaie la matière minérale. Le classique tutoyant le populaire dans une grande et truculente parade cannibale.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Alexandrine Dhainaut sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

La Parade des cannibales