DANSE | SPECTACLE

La forêt ébouriffée

14 Avr - 14 Avr 2016
Vernissage le 14 Avr 2016

Christian et François Ben Aïm présentent La forêt ébouriffée à l’Espace Georges Simenon. Création à destination du jeune public, la pièce raconte l’histoire d’un petit garçon prénommé Racine qui s’en va chercher refuge dans la forêt qui lui a poussé sur la tête. Il y vit plusieurs péripéties qui sont autant de métaphores de la difficulté qu’éprouve l’enfant à grandir.

Christian et François Ben Aïm ont créé La forêt ébouriffée, leur premier spectacle destiné au jeune public, dans le cadre d’une résidence à l’Espace 1789 de Saint-Ouen. Lors de la mise en place de ce projet en 2013, les deux chorégraphes ont proposé à l’auteur et illustratrice Mélusine Thiry, collaboratrice de la compagnie, d’écrire une histoire qui serait le fil conducteur de leur pièce. Ainsi est né le texte La forêt de Racine, écrit et illustré par l’auteur. Mélusine Thiry, qui collabore également en tant que vidéaste sur différentes créations de la compagnie depuis 2007, a créé un ensemble de vidéos qui seront projetées pendant la représentation du spectacle.

La forêt ébouriffée raconte l’histoire de Racine, un petit garçon pas comme les autres puisqu’une forêt lui a poussé sur la tête. Pour fuir les railleries de ses camarades, Racine s’en va se réfugier dans cette forêt qui, rappelons-le, lui fait office de couvre-chef. C’est le début d’une course effrénée provoquant une extraordinaire série de métamorphoses. Aidé par sa fidèle amie Meï, le petit garçon va peu à peu grandir et apprendre à surmonter ses peurs pour mieux aller à la rencontre de lui-même et des autres. A travers ce cheminement initiatique, les frères Ben Aïm dépeignent l’univers de l’enfance et la difficulté et le plaisir éprouvés à grandir. Projetées sur deux tulles, les vidéos créées par Mélusine Thiry ouvrent tout au long de la pièce une fenêtre sur l’imaginaire foisonnant du petit garçon.

Christian et François Ben Aïm développent dans cette pièce une forme de narration tout en plaçant la dimension sensible du corps dansant au cœur de l’expérience du spectateur. La danse rend compte des différents états émotionnels et sensations de Racine, par incarnation ou transposition, et invite les jeunes spectateurs, par identification ou empathie, à partager le périple du jeune garçon. En résonnance au spectacle, Mélusine Thiry a réalisé une exposition de mobiles lumineux: «Autour des forêts». On y découvre des univers habités par des silhouettes en mouvement et inspirés d’événements du livre et de la pièce.