ART | EXPO

Kirsten Everberg

17 Mar - 08 Mai 2012
Vernissage le 17 Mar 2012

Kirsten Everberg dépeint des lieux de Los Angeles qui semblent de prime abord ultra-réalistes. Pourtant, ses peintures ne sont jamais de simples représentations du monde. Elles sont plutôt des visions du passé, du présent et du futur, construites avec application et minutie, et agencées avec beaucoup d'intelligence.

Kirsten Everberg

Kirsten Everberg nous révèle une série de peintures représentant des architectures et des environnements naturels, emblématiques de Los Angeles, tels que le Greystone Mansion, le Château Marmont, le Bradbury Building et le Los Angeles Arboretum, souvent utilisés comme décors de cinéma.

Résidente de Los Angeles, Kirsten Everberg nous dévoile l’importance qu’elle accorde à l’histoire de l’industrie cinématographique de la ville, l’histoire et la pratique de la production de cinéma comme une des nombreuses métaphores qui nourrissent son travail.

L’absence d’espace logique est cruciale et inhérente à la façon très personnelle qu’a Kirsten Everberg de dépeindre des lieux, puisque ses visions ne pourraient exister dans la réalité; elles défient toute tentative de saisir un lieu et un instant donné.

Ses peintures nient en permanence la notion de temps comme contexte spécifique de la limitation d’un cadre, et bien que l’artiste travaille à partir de modèles photographiques, ses peintures parviennent finalement à évoquer une notion de temps flottante, fluctuante. Son travail s’inscrit dans des limbes temporelles comparables au langage cinématographique, nous transportant perpétuellement entre passé et présent.

Kirsten Everberg est une peintre remarquable: ses œuvres sont vivantes, éclatantes, immanentes et palpables. Elle maîtrise la viscosité de ses peintures émaillées pour parvenir à un équilibre parfait entre détails et abstractions, si bien qu’elle parvient à modifier notre perception de l’espace.

Aussi picturales que les peintures de Kirsten Everberg puissent être, celles-ci ébranlent avec force et profondeur nos modes de visions contemporains et notre expérience de la peinture elle-même.

critique

Kirsten Everberg