ART | EXPO

Käuzchensteig

28 Fév - 07 Avr 2006
Vernissage le 25 Fév 2006

Artiste minimaliste et conceptuelle, Hélène Mirra a recours à une économie de moyens. L’utilisation de médiums de récupération «naturels», de techniques du passé et de textes philosophiques du siècle dernier, donnent naissance à une forme de poésie nostalgique qui habite l’œuvre.

A la croisée de plusieurs influences artistiques incluant l’Arte Povera et Fluxus, Helen Mirra crée des œuvres à partir de matériaux simples comme le feutre, les vêtements usés, des morceaux de bois récupérés, des palettes de transport.
Ces éléments généralement cousus, teintés ou assemblés, sont disposés au sol sous forme d’installations ou accrochés au mur. Ecrits, dessins, musiques expérimentales, films et installations sonores font également partie de son travail.

Les pièces présentées à la galerie ont été réalisées alors qu’Helen Mirra est en résidence à Berlin depuis presque un an, d’où l’utilisation d’un ensemble de palettes récupérées à proximité d’une voie de chemin de fer en Allemagne. Disposées au sol perpendiculairement au mur, superposées ou seules, ces palettes sont peintes par l’artiste. Toutes les couleurs utilisées par l’artiste sont des teintes naturelles volontairement limitées: bleu, vert, brun, beige et gris.

La géométrie des ensembles composés, leur situation dans l’espace, et les irrégularités du bois forment un ensemble homogène. Ses travaux proposent différents niveaux de lecture: les palettes sont plus spécifiquement associées au transport et donc au voyage également.
Mirra crée un nouveau paysage à partir de ces objets en revenant à leur essence propre: le bois. Elle les peint, les vernit, tout en conservant les éventuelles traces de leur premier usage comme les traces d’huile, révélant discrètement leur passé et leur histoire.

Elle cherche ainsi à faire ressortir la beauté intrinsèque de ces éléments. Elle travaille souvent à partir du mélange de références: historique, géographique, philosophique. Les palettes trouvées en Allemagne étaient proches de la voie de chemin de fer qui conduisait les Berlinois de Grünewald vers des camps. Référence discrète à l’Histoire mais également à l’environnement d’où elles proviennent: la forêt.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Marie-Jeanne Caprasse sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Silvia Bächli – Helen Mirra