ART | EXPO

T-toxic

27 Avr - 15 Juin 2019

L’exposition « T-toxic » à la galerie Jocelyn Wolff, à Paris, rassemble de récentes sculptures et installations de la plasticienne allemande Katinka Bock qui poursuit son exploration de l’espace, de la relation de l’homme à celui-ci et aux autres, et de la contamination qui découle de ces rapports multiples.

L’exposition « T-toxic » à la galerie parisienne Jocelyn Wolff présente de nouvelles œuvres de Katinka Bock : des sculptures et installations à travers lesquelles l’artiste continue d’explorer ses sujets de prédilection : la représentation et la définition de l’espace, la place de l’homme dans celui-ci et ses rapports aux autres, les matériaux et leur coexistence… Le titre de l’exposition évoque son fil rouge : la toxicité sous ses différentes formes, dans l’environnement, entre deux entités ou matières, dans notre consommation et dans de possibles relations humaines.

« T-toxic » : sculptures et installations de Katinka Bock

On retrouve avec l’ensemble de sculptures Frida und Friedrich, pièces de céramiques superposées qui ouvrent l’exposition, la notion de fausse gémellité, de ressemblance trompeuse, que portait l’œuvre plus ancienne Zucker und Salz. Autre ensemble sculptural, A and I (Ahab’s Sister) le côtoie sans lui faire face, lui tournant le dos et dévoile au visiteur son seul profil.

Telle une parenthèse encadrant l’exposition, un filet l’ouvre et la referme, rappelant un autre élément récurrent dans la pratique de Katinka Bock, la grille. Comme elle, le filet est porteur de multiples notions : tissu lâche qui s’étend comme une peau, il est aussi, malgré sa transparence un obstacle pour le regard, ainsi que la matérialisation d’une frontière entre l’extérieur et l’intérieur, délimitant l’espace de l’exposition.

Avec « T-toxic », Katinka Bock explore le vivant et sa transformation

Les œuvres de Katinka Bock explorent les différentes façons de se confronter à un espace physique, la position qu’y occupe l’homme et son appartenance à un groupe ou au contraire son isolement. Le corps souvent fragmenté, est omniprésent à travers l’exposition : dans la pièce intitulée Sculpture du soir (with One of Hundred, Palermo), une paire de jambes, à laquelle il manque un pied, se tient contre un mur. L’idée de relation aux autres entraîne celle de contamination. Dans l’œuvre For your Eyes only, Glasgow, on ne la constate qu’à travers la marque laissée par le soleil et la pluie sur un tissu bleu. Ailleurs, elle se produit dans la rencontre directe entre les matières, cuir et citron, bronze et bois, cuivre et eau, verre et métal, et pose la question du vivant et de ses transformations.