DESIGN | EVENEMENT

Présentation des nouvelles pièces

11 Sep - 11 Sep 2019

En marge de la Paris Design Week 2019, la maison d'édition La Chance présente quelques-unes de ses nouvelles pièces. Un évènement plutôt confidentiel, qui offre néanmoins l'occasion d'un retour sur deux meubles récents : Block de Jonas Lutz et Planet, de Jean-Baptiste Souletie.

En off de la Paris Design Week 2019, La Chance présentera (en toute intimité) plusieurs de ses nouvelles pièces. Fondée en 2012 par Louise Breguet et Jean-Baptiste Souletie, ce sera également l’occasion, pour cette maison d’édition parisienne, de fêter son premier anniversaire d’installation dans le XIe arrondissement. Et ce, dans un vaste espace à mi-chemin entre bureau et showroom (ouvert sur rendez-vous). Un lieu propice au déploiement du mobilier contemporain qu’elle édite. Travaillant avec des designers comme Marta Bakowski, Noé Duchaufour-Lawrance, Malika Favre, Sebastian Herkner, Charles Kalpakian, Nathalie Du Pasquier, Jan Plechac & Henry Wielgus… La Chance cultive une ligne oscillant entre minimalisme coloré et étonnement ludique. Chaque nouvelle pièce reflète le soin apporté à la cohérence de l’ensemble. Cette rentrée offre ainsi l’occasion de (re)mettre en lumière le fauteuil Block (2019) de Jonas Lutz, ainsi que la chaise Planet (2019) de Jean-Baptiste Souletie.

Block de Jonas Lutz : fauteuil édité en 2019 par La Chance

Avec Block, le designer finlandais Jonas Lutz livre une pièce vive et mixte. Travaillant à Rotterdam (Pays-Bas), Jonas Lutz cultive une grande simplicité dans ses lignes. Pour des pièces (assises notamment) conjuguant massivité et générosité. Comme si les volumes, amples, se vouaient à accueillir les corps — Penna Chair (2009), Stay Chair (2018)… Fauteuil composite, Block chair s’inspire ainsi du Brutalisme. Ce mouvement architectural tout en blocs géométriques ; de béton et d’acier à l’extérieur, mais souvent vivement coloré et illuminé à l’intérieur. Juché sur quatre pieds de laiton doré poli (existe aussi en acier noir mat), ses bras sont en noyer massif. Tandis que l’assise et le dossier, plutôt fins, se déclinent en rouge-orange vif, ou en laine de mouton (existe aussi en textile noir). Pour un fauteuil ne gardant des années 1950-1970 que l’esthétique cheap, remixée ici avec des matériaux de très bonne qualité.

Planet de Jean-Baptiste Souletie : chaise éditée en 2019 par La Chance

Jouant sur le sens des stries du bois, les deux bras du fauteuil Block ont ainsi l’air de blocs de mélaminé marron (type Formica). Tandis que le revêtement de la version en laine naturelle prend des allures de moumoute synthétique. Quant à la déclinaison orange « Gaja », elle ne ménage pas la rétine. Et ce retour en grâce d’une esthétique honnie donne au fauteuil Block une présence massive. Dans un autre genre, la chaise Planet (2019), de Jean-Baptiste Souletie, rejoue aussi quelque chose des années 1950-1970. S’inspirant de la planète Saturne, avec ses anneaux elliptiques, Planet conjugue textile (velours), bois teinté (frêne) et structure tubulaire noire (acier). Se déclinant en plusieurs couleurs, la chaise Planet n’est pas aussi massive que l’astre auquel elle se réfère. Empilable et maniable, elle évoque presque ces salles de réunion feutrées où se prennent les décisions importantes… De celles qui font tourner les planètes.

Évènement accessible sur invitation, les pièces sont à découvrir sur le site internet de La Chance, et/ou dans son showroom (sur rendez-vous).