DANSE | FESTIVAL

Jerk Off 2019

04 Sep - 15 Sep 2019

Festival pluridisciplinaire consacré aux cultures queers, Jerk Off navigue entre danse, performance, art plastique, musique, théâtre. Pour sa douzième édition, douze évènements se déploieront cette année entre le Carreau du Temple, le Point Éphémère et la Galerie Eric Mouchet.

Festival des cultures queers, par le prisme du spectacle vivant, la douzième édition de Jerk Off se déroulera cette année en trois lieux. À savoir le Carreau du Temple, le Point Éphémère et la Galerie Eric Mouchet. Sur douze jours, Jerk Off 2019 déploiera douze évènements jouant la carte de la diversité et des pluralités. Avec une exposition (« L’hiver n’aura pas lieu cette année », de Vincent Voillat) ; une pièce de théâtre (Je voudrais parler de Duras, de Julien Derivaz) ; un cabaret expérimental (Passiflore et champignon dans la forêt profonde, de Viviana Moin et Pascal Saint André) ; une pièce sonore (Scalarstation), un concert (Pour faire jouer les rats, par Roméo Agid) et une performance musicale (Conspiration, de Tarek Lakhrissi et Loup). Les spectacles de danse et les performances chorégraphiques se partageront l’autre moitié du festival Jerk Off #12. Avec six pièces récentes et / ou inédites.

Festival Jerk Off 2019 : la danse et la performance pour redistribuer les genres

Côté danse, Jerk Off 2019 présentera Poz! de Matteo Sedda. Connu comme interprète du solo The Generosity of Dorcas (2018), de Jan Fabre, Matteo Sedda est aussi chorégraphe. Avec Poz!, il livre une pièce mêlant danse, performance et texte. Comme un voyage intimiste où imaginaire poétique et réel se toisent et s’intriquent, autour de la séropositivité du danseur sarde. La chorégraphe Hélène Rocheteau présentera pour sa part Qaartsulini. Un terme inuit, en forme de description d’expérience. Une expérience qu’Hélène Rocheteau décrit en ces termes : « s’asseoir ensemble dans l’obscurité, en attendant que quelque chose arrive, dans le calme étrange qui précède un évènement important ». Pour une pièce questionnant la place sociale de la femme, entre oppression et réhabilitation. Avec l’Esthétique du combat, Michaël Allibert livrera une pièce explorant la gestuelle des mouvements sociaux. Un situationnisme chorégraphique dans une époque qui se cherche de nouveaux gestes efficaces.

Jerk Off #12 : douze évènements engagés (performance, danse, exposition, musique…)

Autre chorégraphe présent dans cette édition 2019 de Jerk Off : la suédoise Ofelia Jarl Ortega. Avec B.B., elle proposera une étude chorégraphique du potentiel érotique d’une jeune femme queer. En questionnant notamment les conditions de production de l’érotisme dans une société technologique et post-pornographique. Côté performance, le festival accueillera le Beauty Kit Focus Group, par Isabel Burr Raty. Invité d’honneur de Jerk Off 2019, le Ladybug festival (Wilmington, USA) dédie sa programmation aux femmes artistes. Et pour Jerk Off, il invite Isabel Burr Raty, avec une performance en forme de débat. Là encore, autour du potentiel érotique des fluides féminins. Si l’idée du viol comme arme de guerre est désormais bien comprise, l’imaginaire sexuel comme vecteur de puissance ou d’impuissance reste encore enveloppé d’une aura de tabou. L’artiste Isabel Burr Raty s’empare du sujet par le biais de la performance collective.

Jerk Off : un festival d’arts vivants pluriel, dédié aux cultures queers

Enfin, toujours du côté de la performance, Tomas Gonzalez présentera Je m’appelle Tomas Gonzalez et nous avons 60 minutes. Du beauf à l’idole, dans ce jeu d’attribution de valeur par le jugement social, Tomas Gonzalez scrutera la fabrique des masculinités et féminités. Une performance festive, pour dédramatiser gentiment les divas et drama queens (du Disco, par exemple), en tant que phénomènes sociaux. Le tout formant ainsi une douzième édition énergique de Jerk Off, qui cette année encore secouera les genres comme les a priori.