ART | EXPO

Gabriel Orozco

07 Sep - 20 Oct 2012
Vernissage le 08 Sep 2012

L'équilibre de l'univers — les phénomènes de la gravité, de la croissance, de l'érosion, de la mutation — voilà des sujets qui parcourent le travail de Gabriel Orozco depuis plus de vingt ans. Les œuvres récentes prolongent ses réflexions sur la circularité, la nature et l'artifice, le mouvement et le temps.

Gabriel Orozco
Gabriel Orozco

«Panta Rhei» («Tout coule» en grec ancien), est une phrase attribuée au philosophe Héraclite d’Ephèse.

Conjointement à la présentation à la galerie Marian Goodman de «Shade Between Rings of Air», la galerie Chantal Crousel expose un corpus d’œuvres de Gabriel Orozco.

Les grands mobiles, les Roiseaux, hybrides de branches de bambou et de plumes d’oiseaux happent le regard. Ces corps flottants — nuages, bancs de poisson ou nuée d’oiseaux migrateurs — redessinent l’espace et façonnent un paysage fluide et mouvant. Organismes en mutation — du végétal à l’animal — ils relient l’espace au temps. L’oscillation entre la nature et le fait humain a été l’objet de travaux antérieurs (Dandelions, Moon Trees, Mixiotes, Spumes), mais la fascination de Gabriel Orozco pour les animaux et les plantes, trouve dans ces sculptures une symbiose inédite et surprenante.

Les Roiseaux sont ponctués par une série de diptyques photographiques associant des clichés pris par l’artiste depuis plusieurs années et dans différents endroits du monde, sans souci de cohérence chronologique ou géographique. Comme les mobiles, ces doubles photographies sont des hybrides, ou comme l’indique leur titre, des Métonymies; elles évoquent un tout qui exprime davantage que les éléments contenus dans l’image. 1 + 1 = l’univers.

Pour sa série de céramiques, Orthocenter, l’artiste s’est intéressé à la façon dont la gravité, la rotation et la fluidité de la masse génère des formes géométriques. Ce groupe de sculptures est le fruit de ses recherches sur la figure du triangle, sur l’orthocentre, et sur la droite d’Euler.

Orthocenter Views est une grille de 99 photographies qui illustre la transformation des masses de terre par les mains de l’artiste, et témoigne de l’évolution de leurs facettes, de la lumière et des ombres. Dans la vidéo Boulder Hand, le frottement ininterrompu de la main sur la pierre semble la façonner et polir sa surface, comme la rivière qui érode les roches de son lit.

Gabriel Orozco est né en 1962 à Jalapa, Veracruz, au Mexique.
Sa première exposition personnelle en galerie eut lieu chez Chantal Crousel en 1993, où il créa La DS. En 2010 et 2011, le travail de Gabriel Orozco a fait l’objet d’une rétrospective itinérante dans quatre musées: le Museum of Modern Art de New York, le Kunstmuseum de Bâle, le Centre Pompidou à Paris, et la Tate Modern à Londres. Son exposition «Asterisms» est visible au Deutsche Guggenheim de Berlin jusqu’au 21 octobre 2012. L’année prochaine, son travail sera présenté à la Kunsthaus de Bregenz (Autriche).

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par François Salmeron sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

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