ART | EXPO

Françoise Pétrovitch

04 Oct - 16 Nov 2013
Vernissage le 03 Oct 2013

L’univers et les œuvres de Françoise Pétrovitch jouent avec les notions d’ambiguïtés et de limites: limites brouillées entre l’homme et l’animal, l’enfance et l’adolescence, l’adolescence et l’âge adulte, le rêve et le cauchemar, la délicatesse, l’innocence et la violence, entre le domaine de l’intime et l’universalité de ses thèmes.

Françoise Pétrovitch

La galerie Claire Gastaud présente pour la première fois une exposition personnelle de l’artiste Françoise Pétrovitch. Seront présentées une série de dessins et peintures sur papier et toile. L’univers et les œuvres de Françoise Pétrovitch jouent avec les notions d’ambiguïtés et de limites: limites brouillées entre l’homme et l’animal, limites entre les âges dans ses personnages au passage de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, limites entre le rêve et le cauchemar, limites entre la délicatesse, l’innocence et la violence, entre le domaine de l’intime et l’universalité de ses thèmes.

Son univers se trouve à la frontière d’Alice au pays des merveilles et de Nosferatu. On retrouve toujours dans ses œuvres souvent issues de saynètes du quotidien, un élément étrange, touchant l’indicible et laissant le spectateur libre de se faire sa propre interprétation, sa propre narration.

Bien après avoir vu ses œuvres, l’image persiste. C’est une des forces des dessins et peintures de cette artiste: sous la simplicité de son trait, de ses œuvres, ces dessins ou peinture touchent la rétine et la mémoire de tous. Sont présentés dans cette exposition une quinzaine de dessins, son medium privilégiés, ces lavis travaillés sans esquisse et donc empreints d’une totale liberté et spontanéité de l’artiste ainsi qu’une série de toiles récentes.

«Sans proposer un jugement, j’offre un point de vue sur les choses. Je dis «Voilà ce que j’entends du monde». De la même manière que Rilke, dans ses Lettres sur Cézanne, la vision est livrée de manière brute. Si je relève une certaine gravité, aucun jugement n’est pour autant opposé. L’humour est une échappatoire, un contrepoint, une manière de dire «ça n’est pas si grave». Il désamorce la gravité, rend les choses moins pénibles. L’humour renvoie aussi à l’idée que les choses sont très changeantes. Et il devient ainsi le support de l’idée de transformation plastique, ou de modulation, présente dans l’œuvre.» Françoise Pétrovitch