ART | EXPO

Foxp2

23 Juin - 11 Sep 2016
Vernissage le 23 Juin 2016

L’exposition «Foxp2» de Marguerite Humeau au Palais de Tokyo se situe entre rigueur scientifique et spéculations imaginaires. Des installations visuelles et sonores revisitent l’histoire de la vie sur Terre ou inventent des futurs possibles. La recherche scientifique comme vecteur d’une démarche artistique spéculative.

AGENDA / ART
Marguerite Humeau
Foxp2

Les installations visuelles et sonores de Marguerite Humeau interrogent, entre recherche scientifique et fiction, les questions de l’être, de l’existence et de ses limites. L’exposition «Foxp2» au Palais de Tokyo est consacrée à l’origine de la vie sur Terre et au développement des différentes formes de vie.
L’installation The Opera of prehistoric creatures (L’Opéra des créatures préhistoriques) vise à recréer les sons d’animaux préhistoriques comme le mammouth.

Pour surmonter les difficultés de ce projet, Marguerite Humeau a accompli un long travail de recherche, et rencontré de nombreux spécialistes et scientifiques : paléontologues, zoologistes, vétérinaires, ingénieurs, explorateurs, chirurgiens, médecins, radiologues… Les sculptures qui en résultent, sont des reconstitutions de larynx de mammouths faites de tubes en plexiglas et de membranes en latex, sur lesquelles repose «L’Opéra des créatures préhistoriques»: une expérience physique et sensorielle immersive.

Cette démarche basée sur des recherches approfondies vécues comme une performance, sur la quête d’un but presque inatteignable, se retrouve dans l’installation Foxp2. Réalisée avec la collaboration de linguistes et de paléontologues, il s’agit d’un chœur polyphonique artificiel qui revient à la source de l’humanité, au moment où le gène Foxp2 a muté et permis aux cordes vocales du chimpanzé de se développer et de produire un langage articulé.

Au centre de l’exposition, des sculptures sonores en mousse de polyuréthane, juchées sur des structures en métal de trois mètres de hauteur offrent la vision d’une réécriture de l’histoire selon laquelle des éléphants géants auraient dominé le monde si l’homme n’avait pas existé. La recherche scientifique ouvre la porte à une démarche artistique spéculative qui envisage les futurs possibles comme autant de fictions à mettre en scène.

Vernissage
Jeudi 23 juin 2016