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Exposition collective

05 Juin - 31 Juil 2010
Vernissage le 05 Juin 2010

L'exposition réunit trois propositions photographiques poétiques, voire mélancoliques, trois visions personnelles qui se rencontrent et dialoguent.

Jessica Backhaus, Laurent Goumarre, Guillaume Pilet
Exposition collective

Pour cette exposition, la Galerie Alain Gutharc réunit trois propositions photographiques poétiques, voire mélancoliques, trois visions personnelles qui se rencontrent et dialoguent. Jessica Backhaus enregistre des fragments de la réalité qui racontent une histoire, parlent du sens à donner aux choses, de l’oubli et de mémoire. Les photographies présentées sont issues de deux séries.

One day in November est un hommage à Gisèle Freund et la poursuite d’un dialogue interrompu composé comme un poème visuel. Cette série véhicule l’intimité par des images qui saisissent des atmosphères, des intérieurs, des paysages…

What still remains est née des interrogations suscitées par la vision fortuite un matin, en 2006, à Broadway, d’un peigne en plastique bleu clair sur la chaussée. Qui l’a utilisé auparavant ? Pourquoi termine t’ il ainsi sa route ? Comment font les choses pour être là où elles se trouvent ? Cette série d’images glanées en di!érents pays pose le regard sur des objets oubliés ou délaissés.

Laurent Goumarre est producteur à France Culture et journaliste critique. Si ses photographies saisissent des instants d’intimité rien n’est pourtant révélé. Les portraits sont pris de dos. Les objets sont déposés mais nullement abandonnés. Les gestes sont suspendus et les corps semblent s’oublier. L’absence pourrait être le dénominateur commun à ces images qui ne répondent à aucune problématique sérielle ou intentionnelle. Il s’agit de situations non évoquées, d’actions que l’on ignore, de disparitions. Il en émane une forme de fragilité, voire de mélancolie. Cependant l’objet de cette fragilité n’est pas ce qui est montré car ces photographies agissent comme un miroir.

Guillaume Pilet oeuvre dans un champ d’expérimentation polymorphe: céramique, peinture, vidéo, dessin, photographie. Black and Tan Fantasy est un diaporama de photographies prises depuis plusieurs années. Ce titre, directement emprunté à Duke Ellington, fonctionne à di!érents niveaux de sens et d’interprétations. Pour l’artiste, Black and Tan renvoie au Black and White en photographie, mais aussi à la dimension «plus bâtarde et plus sensuelle» qu’induit Fantasy qui peut se traduire aussi bien par fantaisie que fantasme. Défilent paysages, souvenirs, portraits d’amis, amants, natures mortes… Il s’agit d’un corpus d’images «introspectif et romatisant» qui constitue une sorte de journal in progress et un autoportrait.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par ——— sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

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