ART | EXPO

Enfin la résidence!

29 Mai - 08 Juin 2014
Vernissage le 29 Mai 2014

Actuellement en résidence à Astérides, les artistes Darren Roshier, Zoé de Soumagnat, The Whole Show (Clément Caignart) et Mükerrem Tuncay ont fait de la peinture, de l’installation et de la vidéo, leur médium de prédilection. Cette exposition présente leurs réflexions, à travers des œuvres produites sur place, qu’ils souhaitent aujourd’hui dévoiler au public.

Darren Roshier, Zoé de Soumagnat, The Whole Show (Clément Caignart), Mükerrem Tuncay
Enfin la résidence!

L’exposition rassemble les œuvres des quatre artistes en résidence actuellement à Astérides. Après avoir travaillé pendant six mois dans les ateliers, ils sont venus de Paris, Lyon et Vevey (Suisse) et repartent au début de l’été vers d’autres projets.
Formés dans de prestigieuses écoles d’art, ces jeunes artistes ont candidaté pour trouver un cadre afin de poursuivre leurs pratiques artistiques avec des moyens (espace de travail, bourse, workshop, exposition). Ils ont été choisis par un jury, qui a apprécié la qualité de leur pratique artistique, l’intérêt de leur recherche et leur projection. Ils ont fait de la peinture, de l’installation et de la vidéo, leurs médiums de prédilection.

L’exposition «Enfin la résidence!» présente leurs réflexions à travers des œuvres produites sur place, et qu’ils souhaitent aujourd’hui dévoiler au public. A regarder, à écouter, à expérimenter et enfin à partager.

Le travail de Darren Roshier se caractérise par diverses tentatives de questionnement du cadre. Ce dernier peut-être l’institution, le monde de l’art, voir l’essence même du processus de création. A travers ses œuvres, il interroge la compréhension cognitive d’une pièce qui est par définition discursive. Le langage, le texte et le discours sont des notions qui reviennent de manière récurrente.

Pour approcher le travail de Zoé de Soumagnat, il faut se pencher sur son intérêt pour les différentes sortes de mobilités. Comment une peinture peut-elle se déplacer de murs en murs, dans un musée ou une maison de banlieue? Comment un motif ou un geste peut-il migrer d’une tombe Egyptienne à un vase du XIXe siècle, puis à la pochette d’un album de New Wave? Comment l’image des tournesols de Van Gogh se retrouve-t-elle dupliquée sur des posters, des t-shirts, des serviettes de plages, des cartes d’anniversaires ou des magnets de frigos? Autant de questions qui sont centrales à son œuvre.

The Whole Show (Clément Caignart) se propose de revenir sur ce qui fait la spécificité sociale et historique même des mécanismes de production et des formes de conscience dans le capitalisme, pour comprendre les relations intrinsèques, déterminantes et réflexives qui existent entre les formes de subjectivité et les formes de rapports sociaux.

Mükerrem Tuncay s’intéresse, quant à elle, à l’archivage du temps. Ses recherches sont liées à la transformation qui s’opère entre passé, présent et futur. La narration occupe une place majeure dans ses œuvres — qu’il s’agisse de photographies, de vidéo ou de sculptures — car elle permet à l’artiste d’établir un lien direct avec le spectateur. Ses sculptures, se transforment jour après jour, pour donner au visiteur l’occasion d’expérimenter quotidiennement leurs évolutions. Avec les médiums instantanés, comme la photo et la vidéo, elle expose généralement du «temps qui passe à l’intérieur d’une transformation».