PHOTO | EXPO

D’une image qui ne serait pas du semblant

16 Nov - 16 Jan 2005
Vernissage le 16 Nov 2004

La photo écrite de 1950 à 2005. Parcours dans les faux-semblants de la photo : mise en cause de la réalité de l’image, rapports entre le langage et le visible. Réflexion sur la manière dont le texte a transformé la conception de la photo.

Vito Acconci, Art & Language, Eric Baudart, Ben, David Boeno, Christian Boltanski, Chris Burden, Victor Burgin, Sophie Calle, Miguel Chevalier, Gilles Cohen, Pierre Cordier, Erik Dietman, Robert Doisneau, Fred Forest, Hamish Fulton, Jochen Gerz, Paul-Armand Gette, Gilbert & George, Douglas Gordon, Philippe Gronon, Peter Halley, Robert Heinecken, Peter Hesse, John Hilliard, Huang Yong Ping, Douglas Huebler, Peter Hutchinson, Anne-Marie Jugnet, Yves Klein, Joseph Kosuth, Barbara Kruger, Louise Lawler, Jean Le Gac, Maurice Lemaître, Natacha Lesueur, Richard Long, Annette Messager, Joachim Mogarra, Tania Mouraud, Valérie Mréjen, Maurizio Nannucci, Bruce Nauman, Shirin Neshat, Dennis Oppenheim, Orlan, Gina Pane, Richard Prince, Arnulf Rainer, Eric Rondepierre, Georges Rousse, Carolee Schneemann, Hiroshi Sugimoto, Patrick Tosani, Bernar Venet, Ian Wallace, James Welling, Kimiko Yoshida
D’une image qui ne serait pas du semblant

Le Passage de Retz s’inscrit dans le cadre du Mois de la photo pour inviter les visiteurs à décrypter le double langage de l’image et leur proposer un parcours dans les faux-semblants de la photographie : «D’une image qui ne serait pas du semblant. La photographie écrite. 1960-2005».
En partant du Saut dans le vide de Yves Klein (Dimanche. Journal d’un seul jour, 27 novembre 1960), Jean-Michel Ribettes, en charge de l’exposition, avec la complicité d’Anne Tronche, a choisi un éventail d’œuvres qui nous fait découvrir la « photographie écrite ».
Ces œuvres, mettant en cause la réalité de l’image, situent leur signification dans un au-delà du semblant. Par sa relation à l’écriture, la photographie fait valoir que l’image est, elle aussi, une création de langage. Où l’on s’aperçoit que le poids des mots détermine le choc des photos.
À partir d’expériences qui ont repositionné les enjeux de l’art depuis ces cinquante dernières années, l’exposition se propose de reconsidérer la manière dont la lettre, l’inscription, le texte ont transformé notre conception de la photographie.
À chacun de s’y trouver ou de s’y perdre, dans ces oeuvres où le langage appuie ou contredit ce que voit le regardeur.

Les œuvres des 58 artistes sont regroupées par thème :
– La promenade, le récit
– Le corps, la performance
– L’inscription, la lettre incarnée
– Le commentaire de l’image
– L’art conceptuel
– L’effacement de l’image, la lettre pure

Commissaire
Jean-Michel Ribettes