ART | EXPO COLLECTIVE

Cosmogonies

25 Fév - 22 Avr 2006
Vernissage le 24 Fév 2006

Après les expositions «Fabriques du sublime» et de Laurent Montaron, La Galerie de Noisy-le-Sec poursuit son programme sur les représentations de notre rapport au monde en explorant cette fois les relations que l’art entretient à l’infiniment grand et l’infiniment petit.

Observé à des échelles extrêmes, du microscopique au cosmique, le réel témoigne ici d’une capacité d’abstraction qui rejoint le langage des formes géométriques propre à la science.

Les œuvres de l’exposition, par leur géométrie, renvoient autant à des structures cellulaires qu’à des évocations cosmiques, transportant le visiteur d’une échelle à l’autre.

Dans les photographies noir et blanc prises au Brésil d’Isabelle Arthuis et dans la vue du grand escalier de Chambord par Julien Discrit, le sentiment cosmique provient de l’observation d’éléments rééls, naturels ou architecturaux.
Les vortex cinétiques créés artisanalement par Attila Csörgö peuvent, quant à eux, évoquer des trous noirs, et répondre ainsi à la sculpture rotative de Julien Discrit.
En écho à la morphogénèse qu’Attila Csörgö reconstitue dans son «Dodécaèdre», c’est aussi à travers ses formes les plus élémentaires, additionnées ou multipliées à l’infini, que Soyoung Chung conçoit le monde. Enfin, les sculptures rhizomatiques colorées de Vidya Gastaldon et ses paysages miniatures, réalisés en collaboration avec Jean-Michel Wicker, sont comme autant de microcosmes offerts à notre imagination.

Telles des «cosmogonies», évoquant les conceptions que les civilisations antiques avaient de l’univers avant les découvertes scientifiques, ces oeuvres constituent une pluralité de visions subjectives et imaginaires du cosmos, dans lesquelles construction et chaos s’interpénètrent pour donner forme à l’infini.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Christine André sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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